‹ Histoire de l'insurrection royaliste de l'An VIIChapitre 2 sur 22 · CHAPITRE PREMIER Les Préludes · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER Les Préludes

Dans le mois de thermidor an vu de la République française, août 1799, une insurrection violente éclata dans les départements de la Haute- Garonne, de l'Ariège, du Gers, de l'Aude, du Tarn, du Lot et du Lot-et-Garonne, aux cria répétés de : Vive la Religion ! Vive le Roi !

Préparée de longue main par les royalistes du pays, les émigrés et les prêtres réfractaires rentrés de toute part, cette prise d'armes s'annonçait depuis longtemps par des rébellions partielles.

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des incendies, des brigandages et des assassinats , tristes avant-coureurs des commotions politiques ou sociales. Des bandes armées parcouraient les campagnes, abattant les arbres de la liberté, dévastant, incendiant les récoltes et les propriétés des républicains militants, violentant et assassinant quelquefois les magistrats et les fonctionnaires dévoués à la République, et annonçant publiquement le prochain rétablissement, de la monarchie. Tout était prêt, et les chefs comme les organisateurs du complot n'attendaient plus qu'un moment favorable pour déploj'er ostensiblement l'étendard de la révolte et rouvrir l'ère des guerres civiles. Ce moment leur parut arrivé dans les premiers jours du mois d'août 1799.

A cette époque, la France était, en effet, dans une situation déplorable, presque désespérée.

A. l'extérieur, une nouvelle coalition s'était formée contre elle, et ses armées d'Allemagne et d'Italie, refoulées par les Austro-Russes , malgré des prodiges de valeur, perdaient peu à peu ce sol conquis par tant de sang et de glorieuses victoires. La campagne de 1799 avait débuté par la défaite de Jourdan à Stochach et celle de Schérer à Magnano. Le premier battait en retraite sur le Rhin, et le second se retirait précipitamment du Mincio sur l'Adda, d'où le Russe Souwarow devait bientôt le chasser ainsi que de l'Italie entière. Toutes les places

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fortes du Piémont et de la Lombardie allaient capitulei' les unes après les autres, et le héros qui avait fait la conquête de ces belles provinces et donné à sa patrie le traité de Campo-Formio se trouvait en Egypte avec Félite de nos officiers et de nos soldats; nos plénipotentiaires venaient d'être assassinés à Rastadt et il ne nous restait plus, pour défendre nos frontières menacées, que lapetite armée deMasséna, forte de 37,000hommes environ, campée sur les hautes montagnes de la Suisse et ayant en face, ou autour d'elle, 100,000 Austro-Russes commandés par l'archiduc Charles et par Souwarovs^, les premiers hommes de guerre de l'Europe coalisée contre nous. L'invasion de la France était donc imminente. Une nouvelle bataille de Valmy pouvait seule la sauver. Ce fut la bataille de Zurich !

A l'intérieur, tout était dans la confusion^et le désordre. Les campagnes, sans cesse travaillées par les royalistes et les prêtres réfractaires, ne cachaient plus leur mécontentement et leur hostilité. La loi était partout méconnue, violée, et les autorités bafouées. Les paysans ne payaient les impôts que contraints et forcés, et leurs enfants, appelés par la conscription ou les levées, se hâtaient de rejoindre les bandes insurrectionnelles plutôt que de se rendre sous les drapeaux de la France. L'enthousiasme patriotique de 1792 avait entièrement disparu. Chacun n'aspirait plus qu'à vivre tranquille dans ses foyers , préférant le

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calme de la servitude aux agitations violentes et continues de la liberté. Le Directoire exécutif, livré à des dissensions intestines et en butte aux attaques passionnées de partis aussi ingouvernables qu'incapables de gouverner, dépourvu de ressources, discrédité, méconnu, sans force, sans autorité, mollement obéi par la plupart de ses agents quand il n'était pas trahi, faisait tous ses efforts pour parer aux dangers de la patrie. A cet effet, il avait obtenu du pouvoir législatif l'autorisation de substituer à la levée de 200,000 hommes à prendre sur les cinq dernières classes, une levée de toutes les classes et un emprunt forcé de cent millions. II comptait, avec ces ressources, renforcer nos armées affaiblies par le feu des batailles, les fatigues de la guerre et les désertions; garnir nos frontières menacées et reconstituer les garnisons des villes entièrement dépourvues d'hommes, d'armes et de munitions.

Mais ces mesures, quelque peu violentes et oppressives, ne produisaientaucun résultat. L'emprunt ne rentrait pas et les conscrits refusaient obstinément de rejoindre leurs corps. On se vit obligé, pour les y contraindre, d'envoyer dans leurs familles des garnisaires à deux francs par jour et d'organiser des colonnes mobiles de gardes nationales pour les poursuivre dans les campagnes, où ils formaient, avec des réquisitionnaires, des déserteurs et des paysans fana-

tisés, les bandes armées dont nous venons de parler. C'était une véritable dissolution sociale.

Cette dissolution se manifestait surtout dans le sud-ouest et le midi de la France, où un très grand nombre de nobles et de royalistes fervents n'avaient pas émigré et où les populations rurales, plus faibles, plus ignorantes et plus fanatisées, pouvaient aisément fournir les éléments d'une contre-révolution. On placardait, dans les villes comme dans les villages, des écrits menaçants contre les fonctionnaires publics, les républicains déterminés et les acquéreurs ou possesseurs de biens nationaux, afin de leur inspirer la crainte des prochaines vengeances de la réaction.

Ce déplorable état de notre pays sembla favorable aux royalistes pour tenter encore une fois le sort des armes, faire de nos contrées une seconde Vendée et y proclamer la royauté de Louis xviii. Peu soucieux de la dignité nationale et des intérêts sacrés de la patrie, se réjouissant de nos revers, le moment leur parut opportun et ils le saisirent avec empressement. Il leur sembla, pour nous servir des expressions d'un écrivain local peu suspect à leur égard, qu^à Vinstant où ses troupes pouvaient à peine défendre les frontières, le gouvernement de la République ne saurait résister à une prise d'armes (1).

u L'importance de Toulouse, ajoute le même au-

(1) Du Mège, Histoire générale du Languedoc, t. X, page 784.

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« teur, comme centre de résistance, comme base « de toutes les opérations, ne fut pas assez coiiï- (( prise par les chefs de l'armée royale. Quoi qu'on « en ait dit, l'administration ignorait les projets « tramés par les contre-révolutionnaires. 11 n'y « avait pour toute garnison, dans la capitale du « Languedoc, qu'un seul escadron du 14® régiment « de chasseurs à cheval et quelques canonniers « attachés à l'arsenal de cette place. Il n'existait « pas plus de quatre mille hommes de troupes sur « toute la ligne des Pyrénées, depuis Perpignan « jusqu'à Bayonne. Il n'existait que des dépôts (c de recrues dans l'intérieur et jusqu'à la Loire. « La prise de Toulouse et de son arsenal aurait « assuré les succès du parti royaliste. Bordeaux, « où existait déjà une organisation secrète, aurait « appuyé, à l'ouest, le mouvement et servi de lien « avec les départements bretons et vendéens, « naguère encore insurgés. Dès le premier jour, « Montauban et Albi auraient fourni deux têtes « de pont sur le Tarn. Arles, Avignon, Montpel- « lier, Nîmes, Narbonne, villes alors disposées à « se soustraire à la domination directoriale, au- « raient suivi l'exemple de Toulouse; mais on ne « sut point s'emparer de cette ville et l'insur- « rection était, par là même, vaincue avant d'avoir « déployé ses drapeaux. »

De son côté, M. de Castéras dit (1) : « Ces évè-

(1) Histoire de la Révolution dans L' Ariège, p. 356.

« nements, préludes d'agitations plus graves, an- « nonçaient qu'une organisation puissante, s'é- « tendant dans tout le Midi, y soufflait l'esprit in- « surrectionnel et préparait un soulèvement armé.

« Une vaste conspiration royaliste existait réel- « lement. Un coup de main pour la restauration « de l'autorité royale dans le Midi fut résolu : « Toulouse devait être le foyer de l'insurrection. « Le plan d'attaque fut ainsi conçu : les insurgés « du dehors devaient s'acheminer sans bruit, la « nuit, autour de Toulouse et y prendre position, « attendant le signal pour entrer dans la ville. « Leurs complices du dedans devaient, par un « prompt coup de main, s'emparer du parc d'artil- « lerie et de l'arsenal et donner à leurs amis, par « une fusée lancée dans l'air, le signal de l'entrée. « Aussitôt après, on arrêterait les autorités répu- « blicaines et on proclamerait Louis xviir.

« L'armée royaliste, massée autour de Toulouse, « s'élevait à seize mille hommes ; elle était formée « par les contingents pris dans la Haute-Garonne, « l'Aude, le Gers et l'Ariège. Les soldats étaient, « sauf quelques royalistes qui se battaient pour « leur cause, des réquisitionnaires, c'est-à- « dire des conscrits réfractaires qui n'avaient « d'autre alternative que de combattre hors des « frontières, dans les armées de la République, ou « suivre le drapeau de l'insurrection intérieure. « Ils aimaient mieux se battre chez eux. »

Les événements que nous allons raconter jus-

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tifient ces appréciations et démontrent que te] était^ en effets ]e plan des insurgés de l'an vu. Ce plan reposait sur une vaste conspiration embrassant, non pas une douzaine de départements du sud— ouest et du midi, comme disent les auteurs précités, mais la France tout entière. Cette conspiration avait été longuement méditée et savamment organisée, dans nos contrées, parles royalistes autorisés, les émigrés et les prêtres réfractaires, rentrés de tous les côtés grâce à la faiblesse du gouvernement, à l'incurie et plus souvent à la connivence des autorités locales. Nous ne savons pas si elle était connue de l'administration centrale de la Haute-Garonne; mais elle ne pouvait ignorer que bon nombre de prêtres réfractaires célébraient publiquement les cérémonies du culte catholique dans les églises, comme à Blagnac et à Aussonne, près Toulouse, àLagarde et à Monclar, près Villefranche-de-Lauragais, et que dans le canton de Lanta on y appelait les fidèles au son des cloches, comme avant la Révolution. D'autres, plus timorés ou moins audacieux, disaient la messe dans les métairies isolées ou dans les bois, où les paysans fanatisés, les réquisitionnaires, les conscrits et les déserteurs se rendaient en armes et montaient la garde aux alentours, afin de préserver de toute surprise l'assistance et les officiants (1).

(1) Archives de la Haute-Garonne, Insurrection de l'an VU, série L, liasse 14.

Elle devait savoir aussi que l'ex-bénédictin émigré Murasson, l'ex-capucin Domignon, Bornier, de l'ordre de la Mercjs Gerbaud, ex-curé de Montech et Barbot, ex-curé de Monbéqui, parcouraient les campagnes prêchant la révolte et réchauffant le fanatisme des paysans (1) ; qu'on se réunissait la nuit, dans les bois, pour se concerter, prendre les ordres des chefs et aller, de là, en bandes de quarante à cinquante hommes armés, abattre les arbres de la liberté, incendier ou dévaster les récoltes ou les propriétés des républicains convaincus, des fonctionnaires dévoués, et quelquefois les assassiner, comme à Escalquens. Que les châtelaines et les châtelains, unis aux prêtres réfractaires, prêchaient la guerre sainte ; qu'ils admettaient leurs vassaux et leurs valets à leur table et les poussaientà l'insurrection par toutes sortes de promesses et d'excitations. Aux uns on donnait de l'argent, aux autres des choses usuelles. On promettait à ceux-ci le rétablissement des maîtrises et à ceux-là la remise de leurs dettes ou les bénéfices d'un emploi : on mettait ainsi en jeu Dieu et l'argent, la terre et le ciel. Il n'en fallait pas davantage pour séduire et entraîner de pauvres paysans malheureux et fanatisés. « Des promesses « fallacieuses et quelques légers secours répan- « dus dans la classe indigente suffirent pour « créer dans chaque village quelques partisans

(1) Id. Correspondance générale, registre du 3 pluviôse au 13 fructidor an VII.

« de l'ancien ordi^e de choses, dit la Biographie « Toulousaine. y>

C'est ainsi que, dès le comm encement de l'an vu, le ministre de l'intérieur, François de Neufchâteau, se plaint dans plusieurs lettres de ce que, dans les cantons de Saint-Gaudens, Baziège et Castanet, des attroupements d'hommes armés s'opposent à la perception des impôts, au départ des réquisitionnaires et des conscrits, quïls arrachent violemment des mains de la gendarmerie, comme à Labarthe- de- Rivière et à Lafitte, près Saint-Sardos, maltraitent les garnisaires et se livrent à des déprédations et des pillages (1).

Une lettre analogue du ministre de l'intérieur Duval, en date du 6 frimaire an vu, déclare que, vu les rassemblements de prêtres insoumis, d'assassins royaux, d'émigrés et autres ennemis de la République, qui ont lieu dans le canton de Murât (Tarn), et principalement dans les communes et les forêts des montagnes qui bordent les départements de l'Hérault et de l'Aveyron, le ministre de la guerre a donné l'ordre au général Petit-Guillaume, commandant la division de Montpellier, d'envelopper ces rassemblements au moyen de colonnes mobiles que les départements précités mettront à sa disposition (2),

Le 9 brumaire an vu, un de ces attroupements

(1) Archives de la Haute-Garonne, Insurrection de l'an y II, série L, liasse 4.

(2) Id., Ibid., loc. cit.

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incendiait les bâtiments, le mobilier et les récoltes des citoyens Lubezpère et fils, de Molas, canton de l'Isle-en-Dodon (Haute-Garonne). Le 7 frimaire, une autre bande dévaste entièrement les propriétés du citoyen Jullian, pharmacien à Beaumont-de-Lomagne, et, le 22 germinal, une bande semblable envahit le temple décadaire de Belberaud, canton de Baziège, et y détruit tous les insignes républicains. Quelques jours auparavant , les habitants d'Argut-Dessus et d'Argut- Dessous s'étaient révoltés et avaient commis de nombreuses dévastations sur les biens des patriotes.

Les dégâts occasionnés par ces bandes étaient si nombreux que le ministre de la justice Lambretch, dans une lettre du 3 pluviôse an vu, se plaint de ce que les commissaires du Directoire exécutif près les administrations municipales de la Haute-Garonne, et notamment ceux des cantons de Toulouse extra- niuros , de Castelnau-d'Estretefonds, de Cadours, Grenade, Verfeil , ne poursuivaient pas les crimes et délits qui se commettaient dans ces cantons, et que cette faiblesse coupable devait être réprimée, parce qu'elle était nuisible à l'intérêt public (1).

D'un autre côté, l'administration centrale de la Haute-Garonne recevait, le 2 vendémiaire an vu,

Van VII, série L, liasse 4.

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du lieutenant Monzel, commandant la gendarmerie de l'arrondissement de Saint-Gaudens, une lettre lui annonçant qu'il lui est fort difficile de faire exécuter ses arrêtés relatifs aux réquisitionnaires, conscrits et déserteurs, qui sont en pleine rébellion dans les montagnes, où ils occupent les gorges et se réunissent en nombre pour tomber sur la gendarmerie et lui enlever les prisonniers qu'elle emmène. Leur audace est due à leur certitude d'impunité. Il faut, ajoute cet officier, obtenir du gouvernement des mesures sérieuses si l'on veut en finir avec ces résistances (1).

Le lendemain, 3 vendémiaire, le capitaine Micas, commandant la gendarmerie du département de la Haute-Garonne, écrit à son tour que la brigade de Caslelsarrasin, s'étant transportée à Laffite, canton de Saint-Nicolas-de-la-Grave, pour arrêter un certain Parreau, déserteur, un attroupement considérable s'y était opposé et que les gendarmes avaient été dans l'obligation de se barricader dans une maison particulière, avec leur prisonnier, et d'appeler à leur secours la garde nationale de la localité ; mais que, nonobstant cette précaution, les rebelles étaient parvenus, pendant la nuit, à pénétrer dans ladite maison par la toiture et à enlever le prisonnier, après avoir attaqué, à coups de pierre et à coups

(1) Archives de ia Haute-Garonne, Insurrection de l'an VII, série L, liasse 4.

de fusil, les gardes nationaux et blessé grièvement deux d'entre eux (1).

Mais, malgré les lettres et l'intervention des ministres, les attaques contre les personnes et les biens des représentants du pouvoir, de ses agents et des patriotes, continuaient de plus belle. C'est ainsi que, le 28 prairial (15 juin), deux garnisaires étaientassaillis à coups de fusil, sur la route, près de Venerque, et que l'un d'eux, le citoyen Lacombe, était tué. Cinq jours après, un nommé Pierre Soumet, de Cintegabelle, possesseur d'un bien national, fut assassiné sur les limites du canton de Nailloux. Il reçut quatre coups de feu ; son cheval fut tué. Soumet prit la fuite, quoique blessé, mais ses assassins l'atteignirent et le hachèrent à coups de sabre. Le même jour, l'agent municipal de Miremont Garrigues était grièvement blessé d'un coup de fusil, parle réquisitionnaire Bonifacy. Quelque temps après, Baptiste Busca, de la même commune, fut atteint, sur la grande route, de plusieurs coups de feu et puis assommé à coups de bâton. Ces assassinats avaient commencé dès les premiers jours de prairial, à Miremont, par celui d'un garnisaire qui avait eu le crâne fendu d'un coup de hache. C'est à cette occasion que Gaubert, commissaire du Directoire exécutif près l'administration municipale de Cintegabelle, écrivait, le 7 prairial

(1) Archives de la Haute-Garonne, Insurrection de Van VIT, série L, liasse 15.

(25 mai), à l'administration centrale de la Haute-Garonne :

« Une révolte générale de toute la contrée se « prépare au moyen des réquisitionnaires, des « conscrits et des déserteurs, qui se rassemblent « sur des points divers pour comploter la dévaste tation des propriétés et la mort des fonction- « naires dévoués à la République, qu'ils menace cent et injurient publiquement, parce qu'ils « savent qu'on n'a pas une force suffisante pour « les réduire et les arrêter. Cet état de choses « s'aggrave de jour en jour. Les prêtres et les « royalistes enprofitent pourorganiser une insur- « rection dont on raccole les soldats parmi les « paysans faibles et fanatisés, et qui ne tardera « pas à éclater si on n'envoie des forces suffisan- « tes pour arrêter les réquisitionnaires et les « conscrits (1). »

Il faisait parvenir le même jour, au commissaire central Lamagdelaine, le bulletin suivant qui donne bien la physionomie du pays en ce moment.

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