‹ Histoire de l'intelligence (volume 2)Chapitre 28 sur 43 · PARENT LES RÉALRÉS APPERÇUES LES UNES DES AUTRES ; SANS QUE · texte numérisé non relu

PARENT LES RÉALRÉS APPERÇUES LES UNES DES AUTRES ; SANS QUE

CES DIFFÉRENCES SE PERDENT JAMAIS. Or^ commc Ics réalités, pour l'appréhension, par conséquent pour nous, ne sont que ces différences mêmes, elles sont permanentes.

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Ce que je viens de dire des réalités, il le faut dire des rapports qui les unissent : au point de vue de l'app^ception, ces rapports changent continuellement; au point de vue de Tappréhension, ils sont permanents.

Ce qui précède nous fournit la solution d'une question assez bizarre : voyons-nous les choses de la même manière? ce que je vois rouge un autre le voit-il rouge? ce que vous et moi nous appelons odeur de rose est-il la même chose pour vous et pour moi ? Nous ne pouvons pas le savoir, répondent les philosophes : le nom par lequel nous désignons une chose apporte pourrait être le même, et la chose apperçue tout-à-fait différente.

Cela est vrai au point de vue de Tapperception , cela n'est plus vrai au point de vue de l'appréhension : au point de vue de Tapperception , les choses peuvent être différentes pour tous; au point de vue de l'appréhension , elles sont les mêmes pour tous. Voici un objet : pour moi qui l'apperçois c'est une certaine chose ; pour vous qui rappercevez c'en est une autre peut-être tout-4-fait différente. Mais cet objet apperçu soutient avec ceux qui r entourent et l'environnent certains rapports en vertu desquels il est déterminé d'une certaine manière. Ces rapports pour vous et pour moi sont les mêmes ; or c'est seulement comme soutenant ces rapports que vous et moi nous saisissons cet objet, c'est seulement comme soutenant ces rapports que nous le connaissons, en sorte qu'il n'est pour nous alors que cette somme de rapports; cet objet estdoncle même pour vous et pour moi : peutêtre l'appereevons-nous différent, mais nous le saisissons le même.

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