‹ Histoire de l'intelligence (volume 2)Chapitre 36 sur 43 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

(I) P. 302 à 504. — Remarquez en effet que Vapperception vague soit du plan des couleurs, soit du corps humain, soit du moi-vivant, a tous les caractères que Kant, au nom de l'analyse, impose à son intuition pure.

Premièrement

Deuxièmement

Troisièmement

Quatrièmement

M. Cousin se trompe donc, selon nous, quand il reprocbe à Kant la distinction faite par ce philosophe entre les idées pures de la sensibilité et les

{a) Voy. là DioptriguCf ch. VI.

{b) Voy. Platon, ie Phèdon; voy. aussi le Manuel de Philosophie , de M. Charma, q. XUV.

concepts de rentendemeot (a) ; cette dislinctiou est réelle , profonde et devait être faite. En général, il est difflcile de trouver Kant en défànt sur l'analyse de nos idées; c'est là son fort : personne ne vit jamais ni si profondément, ni si bien dans l'intelligence humaine. Admirons-le sur ce point au lieu de le critiquer , car c'est là qu'il est grand ; et réfutons-le sur les hypothèses ingénieuses peut-être, mais fausses et déplorables, au moyen desquelles il prétend expliquer ces idées si bien analysées, si bien décrites par lui.

En disant cela, je ne prétends pas que Kant soit absolument sans erreur dans l'analyse de nos idées, je suis loin de le penser ; mais, avant d'oser relever ces erreurs, il est prudent d'y regarder à deux fois.

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