‹ Histoire de l'Internationale (volume 2)Chapitre 12 sur 115 · STATUTS PARTICULIERS DES FÉDÉRATIONS · texte numérisé non relu

STATUTS PARTICULIERS DES FÉDÉRATIONS

On trouvera à la fin du volume les statuts de l’association tels qu’ils ont été adoptés au premier congrès, tenu à Genève en 1860. Les dispositions principales s’en retrouvent dans ce que nous avons dit sur l’organisation générale de la société.

Les diverses fédérations peuvent également avoir leurs statuts particuliers, à la seule condition qu’ils ne contiennent rien de contraire aux dispositions

générales adoptées pour la société tout entière. La plupart des fédérations usent de ce droit. M. Testut a publié un certain nombre de ces statuts particuliers. Ils ne présentent d’ordinaire rien de bien curieux; ils offrent presque tous des dispositions trèspeu différentes les unes des autres , et toutes inspirées par le même esprit.

Ceux de la fédération parisienne ont ceci de singulier que, par une coïncidence toute fortuite, ils se rattachent à une date qui devait recevoir, un an plus tard, une triste célébrité : c’est le 18 mars 1870, que le texte du projet qui les contient a été définitivement arrêté dans une réunion à laquelle assistaient, entres autres personnages destinés à jouer un rôle cette année, Malon, Gombault et Avrial. Un mois plus tard, le 10 avril, ils étaient discutés et acceptés dans une réunion générale des sections parisiennes, présidée par Yarlin.

Nous y retrouvons à toutes les lignes la trace de cette incurable défiance qui est le vice de la démocratie en général, mais par-dessus tout de la démocratie parisienne. On se rappelle avec quelle ardeur les orateurs des réunions électorales de 1809 et les écrivains des feuilles socialistes insistaient pour que les candidats désignés par le parti s’engagassent par écrit à donner leur démission à la première sommation de leurs électeurs. Cette nouveauté qu’ils n’ont Pas pu f a j r e entrer dans les lois du pays, a du moins trouvé sa place dans les statuts de la fédération Parisienne : « Chaque section nomme et change ses

délégués comme il lui convient. » (Article 2.) — n Aux premières séances d’avril et d’octobre , le conseil fédéral nommera son bureau... Les membres du bureau sont constamment révocables par le conseil. »

Sans doute l’habileté des meneurs à se maintenir toujours dans les places qu’ils se sont attribuées à eux memes, au début de l’œuvre, diminue les inconvénients pratiques que présenteraient de perpétuels changements dans le personnel de l’association . Mais, d’autre part, pour arriver à garder leurs positions, les chefs sont obligés de subir en bien des cas l’influence des masses qu’ils se flattent de diriger. C’est probablement là ce qui explique quelques-unes des fautes les plus énormes commises soit avant, soit surtout après le 18 mars 1871 par ceux d’entre eux qu’on avait représentés comme les plus intelligents. Le parti démagogique a toujours été de tous les partis celui où la tête était le plus souvent menée par la queue. Tout le monde connaît ce mot célèbre : « Il faut bien que je les suive puisque je suis leur chef. » Les meneurs de l’Internationale auraient bien des occasions de l’emprunter à l’ancienne idole du parti jacobin.

Dans les statuts de la fédération lyonnaise, nous ne remarquons qu’un détail instructif, malgré son apparente puérilité : l’article 7, après avoir réglé les attributions de la commission fédérale, ajoute : «La commission n’a pas de président, mais un secrétaire spécial et un trésorier. »

11 ne faut pas croire que cette abolition de la présidence soit inscrite là par hasard. Non, ce titre bien peu effrayant de président d’une commission suffit pour exciter la jalousie toujours en éveil du parti socialiste. La question de la présidence a été gravement posée et discutée en 1869 au congrès de Bâle qui a, le plus sérieusement du monde, voté la résolution suivante :

Considérant qu’il n’esl pas digne d’une société ouvrière de maintenir dans 'son sein un principe monarchique et autoritaire en admettant des présidents, lors même que ceux-ci ne seraient investis d’aucun pouvoir, les distinctions purement honorifiques étant encore une atteinte aux principes démocratiques;

Le congrès engage toutes les sections et sociétés ouvrières affiliées à l’Internationale à abolir la présidence dans leur sein.

Cette recommandation était promptement suivie à peu près partout.

C’est ainsi que nous voyons, le 21 novembre, dans le « comité d’initiative de la Chambre syndicale des ouvriers boulangers » auquel il assiste en qualité de membre de l’Internationale, Yarlin, faire prévaloir «le principe démocratique de l’élection du président à chaque assemblée » en disant que « c’est un acte do liberté, d’égalité et de fraternité. » Le procès-verbal de la séance mentionne que «l’assentiment unanime prouve à Yarlin qu’il est compris. »

On voit, d’après ces faits, de quel sentimerrt procédait le décret de la Commune qui abolissait le titre

HiSTOIRE DE L’INTERNATIONALE.

de général comme peu démocratique ; on voit pourquoi la Commune avait à chaque séance un ou deux présidents nouveaux ; on comprend enfin pourquoi tous les grands hommes du 18 mars, qui s’emparèrent des divers ministères, se contentèrent du titre modeste de délégués.

Comment les conspirateurs du Comité central auraient-ils pu supporter de voir ces titres brillants de général et de ministre accolés aux noms des camarades avec lesquels ils trinquaient la veille dans les cabarets de Montmartre, eux qui ne pouvaient pas même supporter ce titre si modeste de président d’une commission ouvrière?

BUDGET DE L*INTERNATIONALE. — BUDGET GÉNÉRAL ET BUDGETS PARTICULIERS. — COTISATIONS ANNUELLES ET MENSUELLE3. — LA CAISSE DU SOU.

Il nous resterait, pour épuiser les détails de l’organisation de l’Internationale, à faire connaître le budget de l’Association. Nous n’avons pas besoin de dire que les chiffres officiels nous font défaut et que les documents, qui nous permettraient d’évaluer mônmapproximativement les recettes et les dépenses

de cette armée de la démagogie, ne sont pas davantage entre nos mains.

Ce que nous pouvons dire, c’est qu’aux termes des statuts tout membre de l’Association doit d’abord, au moment de son admission, payer un droit d’entrée de 50 centimes, en échange duquel on lui remet sa carte d’adhésion. Cette carte est ensuite renouvelée gratuitement chaque année.

Il est tenu, en outre, d’acquitter une cotisation infiniment minime de 10 centimes par an, destiné à faire face aux dépenses générales de la société. Les fonds provenant de cette source sont remis au conseil général, qui en a la gestion.

En outre, chaque fédération demande à ses membres une cotisation spéciale pour les dépenses de la fédération elle-même. A Lyon et à Paris, cette cotisation est fixée à 10 centimes par mois et par tête. La fédération lyonnaise se charge de payer sur cette somme la cotisation annuelle de ses membres pour fonds général ; il semble qu’à Paris il n’en est pas de même. Quoi qu’il en soit, la somme à payer annuellement pour chaque associé est assez légère : 1 fr. 20 c. à Lyon, 1 fr. 30 c. à Paris, ce n’est pas payer trop cher l’honneur de faire partie d’une société qui aspire à gouverner le monde et qui commence par le briller.

On peut encore en faire partie à bien meilleur marché, puisque la fédération des sections romandes, dont le siège est à Genève, ne demande que 10 centimes par an à chacun de ses membres.

Il paraît pourtant que ces sommes si modiques ne sont pas faciles à faire rentrer, si l’on en juge par les précautions inscrites dans les statuts contre les membres ou les sections en retard pour leurs payements.

En 1859, le congrès de Baie, instruit probablement par une expérience douloureuse du peu d’empressement que les frères et amis mettent à ouvrir leur bourse, inscrivait dans ses résolutions administratives un article VIII gros de révélation :

A l’avenir ne seront plus admis à siéger el à voter dans le congrès que les délégués des sociélés, sections ou groupes affiliés à l'internationate, et qui sont en règle avec le conseil général pour le payement de leurs cotisations.

Les statuts de la fédération parisienne ne sont pas moins instructifs :

L'un des délégués de la section doit verser à la première assemblée du mois la somme calculée entre les mains du trésorier. Celui-ci fait connaître à la troisième réunion mensuelle, par une note affichée au local, les sections qui ne sont pas en règle.

Après un mois de retard ; la suspension de la section e>t de droit; ses délégués n’ont plus de voix au conseil; après trois mois, la radiation est prononcée (I).

Ajoutons que les membres de l’association ont sans doute à payer chacun à leurs sections respectives une cotisation plus forte que celle qu’ils payent

(1) On trouvera le texte complet de ces statuts dans le livre de M. Oscar Tcsiut.

à leurs fédérations et au conseil général. Dans une lettre de Varlin, datée de Lille, où il était allé au moi;; d’avril 1870 organiser une section de l’Internationale, nous relevons les lignes suivantes :

« Les adhérents isolés versent 10 centimes par semaine, les membres des sociétés 5 centimes par semaine également. Vous le voyez, nous avons copié un peu sur votre fédération, un peu sur celle de Lyon. » ( Compte rendu des trois procès, p. 58.)

On peut en somme évaluer à 7 ou 8 francs tout au plus l’ensemble des diverses cotisations régulières et obligatoires payées aux diverses caisses de l’Internationale par ses associés des grandes villes de France.

Ces ressources régulières ne sont ni les seules, ni même sans doute les plus importantes de la société; mais ses autres sources de revenus ne sont pas fixes, et elles ne sont pas très-faciles à connaître pour un profane.

C’est ainsi que dans les comptes rendus des divers procès qu’elle a eu à soutenir, il est, ù chaque instant, question de la caisse fédérative du sou (1), sans que le sens exact de cette expression soit nulle part bien défini. D’après des renseignements particuliers que nous avons pu recueillir, nous avons tout lieu de

(1) « Écrivez à Theisz pour la chambre fédérale des sociétés ouvrières, à Lombard pour la caisse fédérative du sou, à Langevin pour l’Internationale. » (Lettre de Varlin à Aubry, citées par Theisz à l’audience du 2 juillet 1871*.)— « La grève des fileurs en laine de Vienne est terminée. La caisse du sou leur avait

croire qu’il s’agit là d’une caisse remplie au moyen de souscriptions volontaires de 5 centimes par semaine et par tête, recueillies dans des ateliers et fournies en grande partie par des ouvriers qui n’étaient pas encore personnellement membres de l’association, mais qui se proposaient de le devenir, et dont plusieurs même consentaient à la soutenir de leur argent, sans s’y affilier.

Nous voyons aussi dans les statuts de la fédération parisienne (article 9) que « le conseil peut, avec motifs à l’appui, voter des dépenses supérieur à son budget, et fixer proportionnellement la contribution supplémentaire de chaque section; mais dans ce cas la contribution reste purement facultative. »

Enfin, ce qui paraît être l’arme la plus puissante de l’association, quand il s’agit de soutenir une grève à laquelle ses chefs attachent une grande importance, ce sont les souscriptions.

Une lettre de Varlin à Aubry datée de Paris le 8 janvier 1869 et citée dans l’acte d’accusation du troisième procès, nous montrera suffisamment quelles abondantes ressources elles doivent fournir au budget de l’Internationale :

Lorsque nous avons reçu votre premier appel avec la circulaire, nous avions pensé que la grève n’avait pas une

voté un prêt de 1000 fr., dont 500 avaient été envoyés de suite.» (Lettre de Varlin, du 9 janvier 1869.)

Il est question dans divers autres documents de prêts, souvent importants, faits à des ouvriers en grève par la caisse du sou.

grande importance comme chiffre ; que les districts cotonniers pouvaient à peu près suffire à la soutenir et que vous nous demandiez plutôt notre appui moral que matériel. Aussi, nous sommes-nous contentés d’ouvrir une souscription dans la reliure et parmi les amis avec lesquels nous nous trouvons en relations journalières, nous réservant de faire appel ù toute la population ouvrière de Paris, si la grève se généralisait, c’est-à-dire si les manifestations mettaient à exécution la résolution que vous signalez dans la circulaire.

Vous devez comprendre que la souscription est un moyen dont il faut user, mais non pas abuser, parce qu’alors on arrive à l’épuiser. Or, à Paris, nous avons presque continuellement des souscriptions en cours dans chaque profession, soit pour un camarade frappé par un accident, soit pour soutenir une grève dans une profession similaire ou avec laquelle on se trouve presque en contact permanent, et il faut qu’une grève prenne des proportions assez vastes pour que l’on puisse faire un appel général avec chance d’être entendu : par exemple, la grève des bronziers qui comptait trois à quatre mille ouvriers, la grève de Genève qui comprenait une dizaine de professions à la fois.

Si la grève des ouvriers devait prendre une plus grande extension, vous pouvez compter que nous ferions des efforts héroïques pour les soutenir. Mais jusque-là, nous avons cru devoir nous contenter de faire circuler notre souscription entre nous et sans bruit.

On trouve là non pas l’exposé de la théorie, mais les détails les plus intéressants sur la pratique des souscriptions à Paris.

Cette pratique doit évidemment varier à l’infini suivant le plus ou moins de générosité, le plus ou moins d’aisance des ouvriers de chaque pays, de chaque ville ; mais elle varie aussi d’après les usages

ut les règlements de chaque fédération, comme le prouve également la correspondance saisie chez Varlin, lors des troisièmes poursuites dirigées contre l’association.

La plupart de nos lecteurs se rappellent sans doute la grève des ouvriers du batiment qui éclata à Genève au printemps de 18G8. Le comité central genevois se hâta d’écrire à toutes les fédérations pour demander instamment des subsides. L’affaire était urgente ; on attachait une importance extrême à ne pas subir, dans la première grande tentative que l’association faisait en Suisse, un échec qui l’aurait déconsidérée dans ce pays. L’un des secrétaires, Jules Paillard, le déclarait nettement à Varlin :

Nous voici en face de trois mille ouvriers sans ouvrage, dont le crime le plus grand, aux yeux de ces messieurs, est de faire partie de l’Association internationale, qu'ils ont juré de faire tomber, étant une société étrangère, recevant des ordres de Londres, Paris, Bruxelles, et déclarant qu’ils feront tout leur possible pour empêcher la solidarité entre ouvriers. La question est des plus graves : il s’agit du triomphe de l’association dans notre pays ou de sa perte. C’est pourquoi le comité central fait un appel pressant au conseil général de Londres, d’aviser toutes les sections d’Angleterre, de France, de Belgique et d’Allemagne pour venir en aide à leurs frères de Genève. D’une action prompte et décisive dépend le succès de la cause.

Un délégué de Genève, nommé Graglia, chargé d aller à Londres solliciter l’appui de la branche anglaise, écrivait avec désespoir à Varlin, le 7 avril : « Les sociétés anglaises sont yle véritables forte-

rosses, et je crains bien que nous n’arrivions pas à faire une somme assez forte pour venir en aide à nos compatriotes cette semaine. Sans cloute, je suis le premier à le reconnaître, dans quelques semaines ces mêmes sociétés nous fourniraient des sommes supérieures à nos véritables besoins ; mais comme j’ai fait comprendre à plusieurs de ces messieurs, ce sont des secours immédiats qu’il nous faut. Mais que voulez-vous ? les statuts leur défendent d’une manière positive. 11 faut s’y soumettre. »

Pendant que les ouvriers anglais, aussi formalistes que les membres du Parlement, laissaient la question des secours à accorder aux grévistes passer par toutes les filières réglementaires, les internationaux français mettaient sans tant de formalités la main à la poche. Le 5 avril, Varlin, au nom de la commission parisienne , publiait dans l'Opinion nationale qu’une souscription , destinée à ‘soutenir la grève de Genève, était ouverte dans les bureaux de l’association. 11 faisait un appel aux ouvriers de toutes les professions; des listes circulaient partout, et en quinze jours les ouvriers de Paris, non pas seulement ceux du bâtiment, mais les lithographes , les imprimeurs, les ferblantiers remettaient à la commission parisienne des sommes qui montaient à plus de 10,000 francs.

Aussi, le 9 avril, Graglia écrivait à Varlin :

Je viens de- recevoir votre lettre qui m’a fait un sensible plaisir, car elle me fait constater une fois de plus que le

sentiment do solidarité n’est pas un vain mot dans celte population travailleuse des enfants de Paris. Ah ! mon cher, si nous autres hommes de langue française nous avons la légèreté dans le caractère, nous ne pouvons cependant rester insensibles et froids devant une nécessité comme celle qui se présente dans ce moment-ci, tandis que Londres, celle ville immense, avec son million d’ouvriers, avec scs sociétés formidables, avec ses trade-unions...

Eh bien ! avec tout cela, tous ces avantages qui entre nos mains feraient des prodiges, elle laisse mourir une société qu’elle -même a enfantée, et cela par des règlements égoïstes ; car, jusqu’à aujourd’hui, une somme de 500 francs seulement a été votée ; les autres sociétés nous ont dit d’attendre.

Sans doute le remède viendra lorsque le malade aura cessé d’exister; mais aux yeux des Anglais, les règlements auront été scrupuleusement respectés, et cela leur suffit...

Quelle peut être , en moyenne, la valeur des sommes fournies par toutes ces cotisations tant obligatoires que facultatives? 11 nous est absolument impossible de l’estimer, même d’une façon approximative. Seulement il est certain que ces sommes, en tout cas très-considérables vu le grand nombre des membres de la société, sont toujours insuffisantes à cause des besoins immenses causés par les grèves qui s’ouvrent à chaque instant.

Tout le monde a lu dans les journaux de l’Internationale les belles phrases que les meneurs de la société écrivent pour leur public sur l’infortune des prolétaires réduits par les exigences de l’infâme capital à cesser leur travail et à déserter les ateliers où l’on exploite leur misère. Une lettre intime de Variai,

citée à l'audience du 22 juin 1870 dans le réquisitoire de l’avocat impérial, montre que ces grands citoyens parlent avec moins d’émotion de ces souffrances quand ils n’ont pas d’auditeurs :

Je ne vous dis rien de la grève des mégbsicrs, que nous avons déclarée terminée depuis dix jours et qui nous laisse quatre cents hommes sans travail, auxquels nous ne pouvons môme pas donner du pain. Avant-hier ils voulaient aller saccager leurs anciens ateliers et chasser les moçjs qui les ont remplacés. On les a retenus heureusement, mais nous sommes bien embêtés par celle affaire. Les grévistes sont allés trouver Rochefort au Corps législatif, ne sachant plus à qui se recommander ; ils les a envoyés au bureau de la Marseillaise, où on leur a donné 200 francs, que les plus affamés se sont partagés sur la place des Victoires.

Allez, braves ouvriers égarés, quittez, sur le premier ordre de vos meneurs, l’atelier où vous gagnez par un labeur honnête le pain de votre famille. Quand les souscriptions que vos camarades auront fournies seront épuisées, quand vos femmes vous demanderont avec larmes pour vos enfants affamés un morceau de pain que vous ne pourrez leur donner, les journalistes, dont vous faites la fortune, vous feront peut-être jeter par leurs gens uno maigre aumône, mais gardez-vous d’importuner de vos plaintes les chefs qui vous ont ordonné de quitter le travail. Vous pourriez embètei' le citoyen Varlin !

Page 1