I. DBLKaoT (E.), op. cit., p. aoi
INI. Rameau ne se laissa pas intimider et s'aboucha, comme l'avait fait le maire d'Orléans, avec M. de Nostitz-Walhvitz, commissaire royal charg-ë de tout ce qui concernait, quant aux affaires civiles, les départements occupés. Versailles versa loo.ooo francs le 2 1 février et prit \m double eni^ag-emetit : celui d'effectuer, le 25 février, un second paiement de 280.000 francs et de se libérer complètement le i5 mars.
La résistance des dé[)arteme!its et l'approche de la paix trompèrent les convoitives des Prussiens, car le paiement de 23o.ooo francs ne fut pas effectué.
CORVEES
Nous nous bornerons à indiquer l'abus des corvées qui, contrairement au droit des gens, furent imposées aux forestiers, aux terrassiers, aux ouvriers d'état, aux employés du télégraphe, aux imprimeurs, et surtout aux guides : en ce qui concerne ceux-ci, on n'a pas oublié que, dès le début, les Allemands décrétèrent la peine de mort contre les Français qui serviraient de guides à leurs compatriotes ; en se servant d'eux, ils les rendaient traîtres envers leur patrie.
II, — Détournements ou vols commis du bas en haut de l'échelle hiérarchique allemande.
C'est avec une répug-nance mêlée de regret que nous allons établir par des faits authentiques, choisis entre beaucoup d'autres, que le vol souvent à peine déguisé fut pratiqué, pendant toute la durée dr^ la
g^uerre, aux divers degrés de l'échelle hiérarchique militaire allemande.
Dès le début de la seconde partie de la guerre, l'attention du public français fut attirée par les généraux de Lovcrdo et Foltz.
Le premier, directeur de l'Infanterie et de la Cavalerie, l'informe, par ordre, que « des officiers sousofficiers et soldats, appartenant à l'armée allemande, faits récemment prisonniers, ontété trouvés porteurs de bijoux, de sommes d'argent et d'effets provenant évidemment de pillag-e » ; en conséquence, il prescrit qu'on lui fasse connaître, avec détails, les faits semblables.
Le second rend compte de Bordeaux, au ministre de la Guerre, que les prisonniers bavarois arrivés à Oloron (Basses-Pjrénées) ont été trouvés « détenteurs de valeurs importantes en or français, de chaînes de montres et d'une quantité considérable de bijoux de femme ».
Déjà nous avons parlé du résultat des recherches effectuées dans tous les sacs et fourg-ons allemands que les hasards de la g"uerre permirent de visiter.
Nous regrettons de ne pouvoir reproduire in-extenso les déclarations d'Amédée Achard^, deBrunel^, relatives soit au sac d'un Saxon capturé à la fin de décembre 1870, à côté de Villemomble, soit les sacoches d'un cavalier et l'inventaire établi, par ordre du colonel Lipowski, d'un fourg-on pris à Vernon.
Les soldats étaient porteurs des objets les plus invraisemblables tels que bas de soie^ bonnets de femme,
1. AcHAHD (Amédée), Récits d'un soldat. Une année prisonnière. Une campagne devant Paris, p. 276.