I. CocHARD (abbé Th.), op. cit., t,. II, [jp. iga à
160 L'INVASION ALLEMANDE EN ISIO-lSTl
Le 25 janvier 1871, le colonel Leltgau, commandant de place à Orléans, transmet à la municipalité l'ordre qu'il a reçu de Versailles. Une contribution de guerre de 5o fr. ou de 2 5 fr. devant être payée par tête dans chacune des villes ou communes du département, la part d'Orléans demeurait fixée à 2 millions 455.000 francs pour 49-ooo habitants.
Le maire Crespin exigea une diminution d'un million prélevé par les Bavarois et, d'accord avec son conseil municipal, entama une lutte qui fut soutenue pied à pied, car on avait affaire à forte partie.
On résista à toutes les nieiiaces d'exécution et par deux fois on alla discuter à Versailles : la contribution fut réduite à 1.225.000 francs, puis à 225.000 ; on était sur le point de traiter à 200.000 francs, lorsque la signature des préliminaires de paix mit fin fort à propos, dit l'abbé Gochard, « à tout ag-issement et à toute exigence du pouvoir prussien » dans le Loiret.
Versai/les {Seine-ei'O'ise), 18 février au i5 mars 187 1 ^ — Versailles subit aussi les effets de l'indélicate recommandation officielle de rançonner et de dépouiller jusqu'à l'extrême limite les populations au moment où il allait falloir lâcher la proie.
Le département de Seine-et-Oise ayant été taxé à la somme de dix millions de francs, le préfet de Brauchistsch eut la satisfaction d'informer le maire que la part du canton de Versailles était de 1.054.567 francs et le plaisir d'ajouter que cette contribution devait « être versée immédiatement en une seule fois, et indépendamment, des contributions directes et indirectes ordinaires à la caisse générale du département ». Les menaces commencèrent le 21 février, mais