EXCUSES ALLÉGUÉES
Les principales des erreurs allég^uées par les Allemands et répétées à satiété ont été les suivantes :
« Nous nous souvenons de l'occupation delà Prusse par vous ;
« Nous nous vengeons des dévastations commises par vous en 1806 chez nous. »
Il est prouvé que les exactions commises en AUemag-ne par les troupes françaises ont été fort exai^érées ; mais, quand même il en serait autrement, on ne comprend pas par quel oubli du sens moral les fautes commises par l'un pourraient innocenter les actes répréhensibles de l'autre.
Le Moniteur officiel prussien de Versailles tenta ce mode de défense le 24 février 187 1 ; Délerotlui répondit, peu après l'évacuation, en honnête homme qu'il était.
... C'était là une manière de poser une question qui la déplaçait; il ne s'agissait pas, en effet, de savoir si la conduite des Prussiens avait des précédents dans le passé ; il s'agiasait de savoir si elle était équitable. Qu'il y eût eu des abus, des violences, des crimes dans les guerres des siècles antérieurs, cela était très certain, surtout quand on allait chercher des exemples dans les guerres du temps de Louis XIV. A ce compte on aurait pu remonter jusqu'aux luttes du moyen âge. Mais ce qu'il aurait fallu établir, c'était que la conscience contemporaine ne repoussait pas comme odieux les actes dont les Prussiens étaient les auteurs en iSji .
Il n'y a pas un mot à ajouter à cette excellente réfutation.
Principes généraux. — Déloyauté militaire allemande. — Convention de Genève ; aa août i864 et 20 octobre 1868. — Déclaration de Saint- Pétersbourg' du 12 novembre 18O8. — Conduite des Allemands envers : 1° les blessés et malades ; 2° le personnel de santé; 3» les hôpitaux et les ambulances. — Conduite des Prussiens à Orléans. Mgjr Dupanloup. — Témoignage du Père Emmanuel Domenech. — 4° Respect des morts.