‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 143 sur 257 · Bedu abbé , op. cit · texte numérisé non relu

Bedu abbé , op. cit

3. EK^ouF (baron), Souvenirs del'invasionprussienne en Normandie, p. 29.

4. On possède à Beaugency (Loiret) la photographie d'une serviette damassée laissée comme souvenir à ses hôtes par le prince Frédéric- Charles lui-même, à la suilc d'un repas crapuleux qu'il avait d'ailleurs oublié de solder ; il l'avait employée à un tout autre usage que celui auquel le liugc de toilette est destiné. — Cochaud (abbé;, op. cit., t. II, p. 85.

On ne tarda pas, dit H. Pig-eonneau, en mettant en bloc tout ce qui est au compte des états-majors allemands, la saleté et le reste, à s'apercevoir que ces ofliciers si corrects, non contents de s'installer en maîtres dans les maisons dont ils devenaient les hôtes forcés, et de reléi^uer dans un coin le lég'itime propriétaire, traitaient le mobilier en chose conquise, s'appropriaient sans scrupule et sans bruit ce qui leur plaisait, et souillaient le reste avec un oubli des règles les plus élémentaires de la propreté qui ne peut s'expliquer que par un mot d'ordre : il nous répugne de croire qu'un peuple civilisé se livre, sans faire. violence à ses instincts et à ses habitudes, à d'aussi infectes fantaisies 1 . . .

RPSPECT DE LA FRMME

11 est de rèi^le absolue, dans toute armée «lisciplinée, d'exiger le respect de la i'emme. Tout ce que l'on peut accorder, c'est que, eu égard à l'énormité des effectifs déversés sur le sol français, le nombre des attentats à la pudeur bien caractérisés fut relativement peu élevé : ce n'était pas une raison pour nier, ou même pour déclarer que, vu son extrême rareté, le fait fut de peu d'importance.

Laissons de côté les actes de libertinage dont la fréquence dans une armée ne saurait étonner et ne nous attachons qu'aux actes transformés en crimes par la violence ayant raison d'unerésistance indignée.

D'une façon générale, ainsi que l'a reconnu l'abbé Cochard, qui ne pouvait s'écarter de généralités, l'Allemand, dans ses rapports avec la femme, « n'a rien montré de chevaleresque, n'a jamais su être poli et a même affecté d'être grossier, inconvenant, inhumain... ^^ ».

1. Pigeonneau (H.), Revue des Deux Mondes du i"' avril 1871, p. /i83.

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