‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 144 sur 257 · CocuARD (abbi; Th.), op. cit., t. II, p · texte numérisé non relu

CocuARD (abbi; Th.), op. cit., t. II, p

Le docteur Charpig-non est d'avis « qu'à Orléans ou n'a eu à déplorer que trois ou quatre viols... * ».

On conviendra que bon nombre de cas ont pu rester inconnus, pour une raison d'ailleurs très simple. Obéissant à la pudeur et aussi à un sentiment de prudence en vue de l'avenir, les femmes dont le viol n'eut pas de témoins cachèrent leur malheur.

Ne revenons pas sur les cas bien constatés de Bazeilles et de Foutenoj-sur-Moselle.

« Dans la Sarthe, nous avons, dit Surmont, relevé dans l'enquête ving-t-et-une (21) communes où des attentats plus ou moins graves ont été commis. .. 2. »

Citons maintenant, dans l'ordre chronologique, des cas dont l'authenticité repose sur des procès-verbaux.

Andernay (Meuse), le 8 septembre. — Déclaration de M. Gillot ^ :

Après s'être livrés à tous les excès imaginables, les Allemands ont violé les jeunes filles et, après avoir accompli leurs actes de brutalité, ils ont tué ces enfants à nos yeux en les traversant à coups de baïonnette ; j'ai eu la douleur d'assister à ce massacre sur la personne de ma fille.

Gomme de raison, le feu fut ensuite mis au village. Ablon (Seine-et-Oise), le 17 septembre :

Des hussards ivres se répandent dans le village, où il ne restait plus qu'une trentaine d'iiabitants, enfoncent les portes des maissons et violent les femmes ''■.

Ce crime ne fut pas puni.

Mont-de-Pasly (Aisne), le 1 1 octobre. — Comme

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