‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 146 sur 257 · I. Legrelle (A.), op. cit., p · texte numérisé non relu

I. Legrelle (A.), op. cit., p

a. Dbsjardins (G.), op. cit.

dans des maisons respectacles i. Les jonrnnnx d'Outre-Rhin se sont donné le ridicule de transformer en hommaçe spontané des cœurs du beau sexe français subjugué en conquêtes trop faciles, dont les lazavetlis durent souvent recueillir les héros ï.

A Rotien, ils purent faire sortir des prisons de la ville les détenues de Saint-Lazare, que legénéral Trochu y avait envoyées de Paris.

A Versailles même, oii des officiers prirent d'assaut des maisons mal famées, en menaçant d'y mettre le feu si les portes demeuraient closes ^, le chef de la police eut plus d'une fois à enquêter au sujet de certains arrivages destinées à l'entourag'e du Roi ou à quelques grands personnag-es.

Au Mans, le prince Frédéric-Charles consentit à se compromettre avec une certaine créature dont le nom de guerre était Frisette ; cette liaison fut connue de toute la ville.

Après un exposé aussi probant, on se demande à quel sentiment put bien obéir l'officier supérieur wurtemberg-eois qui osa écrire, en février 1871, au Mercure de Soiiahe : « Nos troupes sont d'une prévenance modèle avec les Françaises. »

En admettant, ce qui est peu probable, qu'il ait ignoré tant de vols sur lesquels on ferma les yeux, il ne pouvait ignorer que partout, — en Lorraine, eu Alsace, en Champagne, en Picardie, dans l'Ile de France, dans le Maine, — des femmes furent maltraitées, insultées, violées, assassinées ; à moins qu'il n'ait vu là, — en vertu d'un facétieux adage français, — des marques de ... prévenance.

1. Notamment dans le presbytère de Gonrnay-sur-iMarne, à Franconville,elc.

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