DÉLEROT (E.), op. cit., p
Peut-être aussi y eut-il une prévenance spéciale dans le fait de ces officiers (pi'i pillèrent, dans les maisons où ils étaient hébergés et bien traités, des albums familiaux de photographies ; ils purent ainsi se procurer, sans bourse délier, des portraits de femmes et, une fois rentrés au pays où fleurissent toutes les vertus, les produire comme un témoignage de leurs bonnes fortunes et surtout de la perversité des Françaises d'excellentes familles.
RESPECT DU CLKRGE
Depuis le commencement jusqu'à la fin de la guerre, le clergé a fait preuve d'une dignité, d'une fermeté et d'un patriotisme qui frappèrent nos ennemis et tout particulièrement leprince Frédéric-Charles: les vexations, les insultes, les mauvais traitements lui furent prodigués, ainsi que nous en avons déjà une idée, et la dernière victime de la guerre fut un prêtre, fusillé en plein armistice et dont la mort, à la fois si chrétienne et si française, fut comme le résumé, le dernier écho d'un système de guerre abhorré.
Les exemples de patriotisme et d'abnégation vinrent, d'ailleurs, de haut. On sait, en effet, quel rôle jouèrent, au milieu des plus rudes épreuves, le cardinal de Bonnechose, archevêque de Rouen, et surtout, par suite des circonstances, monseigneur Dupanloup, qui fut vraiment, à Orléans, — « l'homme de la cité * ».
« La nîanière dont on a traité les membres de notre clergé qui ont été tout à coup victimes de l'invasion » fut une violation « du droit international,