Monseigneur d'Huht et le Père Lacordaire, 1897, p
et les autres sont poussés à coups de crosse; quant au curé, il est jeté à terre et relevé par les cheveux.
A Aubig'ny-les-Potliées(Ardennes), le curé conseille de refuser une réquisition. Les Allemands, l'ayant appris, le bâtonnent; il tombe inanimé, si bien qu'un médecin allemand s'écrie : «C'est indigne, il est con- ! damné à mourir ! » Il en réchappa pourtant, mais après une longue convalescence qu'accompag'nèrent de cruelles souffrances. Au cours de l'enquête ouverte, la servante du curé déposa, sur la foi du serment, que deux des officiers prussiens lui avaient promis que l'affaire n'aurait pas de suite si elle voulait se livrer à eux.
L'assassinat juridique commis à R.eims, le 12 février 187 1, sur la personne de l'abbé Miroy sera relaté dans le chapitre i du titre IIL
Il est naturel de rattacher au clergé le manque de respect des Allemands pour les édifices du culte.
Pour satisfaire leur haine, a dit Desjardins, les Allemands ne craignirent pas de se déshonorer. Il n'est pas de ville ou de village où ils n'aient déposé des excréments dans les tiroirs, dans les vases des cheminées, pour ménager à leurs hôtes des surprises de bon goût 1.
Les ég"lisesne furent naturellement point épargnées. C'est ainsi qu'à Gournay-sur-Marne (Seine-et-Oise) les Saxons enduisirent d'excréments les vêtements sacerdotaux et eurent la délicatesse de les replier ensuite dans les armoires de la sacristie.
A Aulnay-lez-Bondy, Blaru, Morangis, Valentou, etc., etc., les troncs 'des églises furent forcés et les