I. Desjakdins (G.), op. cit
sacristies pillées; en plusieurs endroits, stalles, bancs, horlog-es, vitraux, autels, tout fut anéanti.
A Corbeil, dans l'éj^lise Saint-Spire, les Allemands trouvèrent plaisant d'arracher les tuyaux de l'orgue.
L'(( habitant de Nancy » a dit :
Ce qui met le comble à la désolation des campag-nes, c'est que les églises elles-mêmes ne sont pas épargnées et qu'il s'y commet, çà et là, d'odieuses profanations, des actes révoltants tels que mutilations de statues de la sainte Vierge, outrages à des images vénéi'ées, dépôt d'ordures et installation de chevaux comme dans des écuries •.
Ces divers actes furent commis dans un grand nombre de localités telles que Kerprich, Dieuze, Crevic, Lagarde, Aingeray, Ghampenoux, etc.
iMais nous croyons en avoir assez dit pour qu'on puisse apprécier la bonne foi du verbeux historiographe allemand Wolheim de Fonseca, écrivant avec une feinte indignation :
... MaUraitcr des prêtres ! qui connaît le peuple allemand ne pourra croire à cette calomnie, et nous sommons le soi-disant diplomate (M. de Chaudordy) de préciser un cas. Il est facile de calomnier et d'aftirmer Sans les moindres preuves les choses les plus infâmes, et le mépris de font honnête homme devrait sul'lire pour réduire à sa juste valeur ce man'/ue de tout sentiment de pudeur .
Comme on le voit, il n'y allait pas de main morte, mais le mensonge n'a jamais gêné un compaUiole de Bismarck.
PRESSE ET JOUUNALISTES
H est hors de doute que la liberté de la Presse