GOINFRERIE ET BOULIMIE GERMANIQUES
Il faudrait pouvoir consacrer un volume à cet!.; question, qui joua un si i^rand rôle en 1870-187 1 ci qui intéressa tous les échelons de la hiérarchie. Partout on fut, en clfet, frappé de la capacité d'absorption du solide, et surtout du liquide des Allemands, de leur intempérance, en un mot de leur goinfrerie cl et de leur boulimie.
Partout on fit la moine remarque qu'à Bapaume :
Les officiers subalternes et les soldats, dit l'abbé Bédu, se nourrissaient aux dépens des bourgeois chez lesquels ils demeuraient. Ils étaient d'assez bonne composition à l'égard de ceux qui leur fournissaient d'une manière convenable et abondante ce qu'ils désiraient ;mais refusait-onde condescendre à leurs désirs ou paraissait-on les satisfaire en maugréant, ils s'emportaient, brisaient tout ce qui leur tombait sous la main, maltraitaient les personnes, se portant sur elles à des actes de violence et répétant sans cesse leur éternel cnpoiit 1 .'
Quand ils avaient épuisé les provisions de leurs hntes, ils se répandaient chez les marchands de comestibles et d'épicerie où ils prenaient tout ce qu'ils trouvaient à leur goût. Les bassescours n'échappaient pas à leur vandalisme ; elles furent toutes entièrement ravagées...
A peine avaient ils fini un repas qu'ils préparaient le suivant 2, de sorte que, le feu étant toujours occupé, les habitants ne pouvaient rien faire cuire pour eux s. . .