I. « Caput », ruiné ou mort
a. On lit dans l'Album Dôlois : ■■ MAL les Prussiens, remplis de vermine, s'emparent des lits des propriétaires qui doivent soigner, dès 7 heures du matin jusqu'à 10 heures du soir, leur cuisine de Gargantua. i>
;5. lÎLDU (abbé), op. cil , pp. 2O et 37.
■2:]1 L'LNV'ASION ALLEMANDE EN 1S70-I.811
Aussi fallut-il, à Bapaume, réserver des heures spéciales aux habitants pour les boulangeries et les fontaines.
On a vu ce que fut le maraudage dans les campagnes, surtout pour le vin.
Dans toutes les régions à vignobles, l'ivrognerie eut, on le conçoit, des conséquences terribles vis-à-vis des êtres inoffensifs, femmes, vieillards et enfants. En Normandie, l'eau-de-vie suppléa à l'absence de vignes.
Le 20 octobre 1870, la scène de violences suivante se passa à Bar-le-Duc, dans la famille Brouillot, composée de trois personnes : la femme, le père et le fils*.
Furieux de n'être point admis à la table de famille, deux Bavarois, auxquels le nécessaire a, d'ailleurs, été donné, prennent leurs fusils et menacent de leurs baïonnettes le fils Brouillot.
Celui-ci, ancien soldat, détourne les armes dirigées contre lui, s'empare d'un couteau de cuisine et met en fuite ses agresseurs, plus gourmands que braves.
Cinq minutes après, ils reviennent escortés par trente caniaraîles, rouent de coups les deux Français et les traînent au poste de la Mairie.
Les malheui^eux y restèrent trois jours, indignement maltraités et dans l'attente de leur jugement.
Ils furent condamnés à quatorze jours de prison, mais, grâce à M. de Bûlow,ne firent que la moitié de leur peine.
Commandant d'étapes à Bar-le-Duc, M. de Bulow s'y montra juste, modéré et sut concilier ses devoirs avec l'humanité; aussi, fait rare, y laissa-t-il un excellent souvenir.
La lecture de la Relation que nous devons à la loyauté du capitaine bavarois Tanera est édifiante.
A Reims, les soldats recevaient chaque jour deux