‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 158 sur 257 · FouKNiEr. (Ed.), op. cit., p. 3i · texte numérisé non relu

FouKNiEr. (Ed.), op. cit., p. 3i

;i. Lettres piil)liées en iS83, dans la lîiographie du g-énéral, par Gebhard Zernin, pp. 276 et 290.

crire au grand-duc de Mecklembourg-, g-ouverneur de la Ghampag-ue, de faire requérir 5oo bouteilles pour le VIII" corps, qu'il commandait : la réquisition à une pareille distance était une idée vraiment g-éniale.

La table du général de Voigts-Rhelz. commandant du X*^ corps, qui vécut à l'hôtel de France, coûta à la ville de Versailles la bag-atelle de 24.894 fr. 4o.

Celles des curieux encombrants que furent les princes allemands, dont Bismarck blâma souvent avec âpreté la lésinerie^, coûta encore à Versailles, au titre de l'hôtel des Réservoirs, 62.218 francs.

Le prince Frédéric-Ciharles se fit remarquer, de proche en proche, en Lorraine, en Champagne, en Orléanais et, en dernier lieu, au Mans^ par ses exigences gastronomiques ^.

Le i4 janvier 1871, le maire du Mans reçoit la lettre suivante du comte Kanitz, chargé de veiller à la cuisine tlu prince qu'accompagne sa vaisselle d'argent :

Monsieur le Maire,

Voilà ce que je vous prie de commander chaque jour pour la préfecture :

1" Le déjeuner à midi ;

:2o Le dîner à 7 h. 1/2, moi je commanderai moi-même les menus, mais il faut que le chef y soit lui-même pour faire servir les plais ;

3" I^c café au lait à 8 heures du matin ;

4» 40 bouteilles de bordeaux, 40 bouteilles de Champagne, 6 bouteilles de madère et 3 bouteilles de liqueur a. 11 faut que cette réquisition soit apportée chaque jour, à 10 heures pi-écises à la préfecture ;

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