‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 171 sur 257 · IMPÔT DE CAPITATION · texte numérisé non relu

IMPÔT DE CAPITATION

Le chiffre ainsi obtenu fut assez satisfaisant; néanmoins, le gouvernement ne tarda point, — comme s'il voulait affirmer davantage encore sa rapacité, — à inventer un impôt spécial, l'impôt de capitation^ sans précédent là où le pillage n'avait pas été de règle.

A l'avenir, chaque habitant fut taxé, sans aucune exception, à 20 fr. ou à 5o fr., suivant qu'il était à la campagne ou à la ville.

Une mesure aussi arbitraire trouva une vive opposition, qui finit par se transformer en une inertie véritable contre laquelle les Allemands demeurèrent impuissants malgré des menaces réitérées parfois suivies d'un commencement d'exécution.

M. Lemas a raconté la lutte qu'entreprit dans le département de l'Oise le baron prussien de Schwartzkoppen,dont le nom évoque le mépris 1. Les conseils municipaux, en presque totalité sur 700, puis le Conseil général, dont tous les membres furent emprisonnés, conclurent à l'impossibilité de fournir la contri" bution exigée. Les négociateurs députés à Versailles finirent par transiger pour une somme de deux millions, qui furent payés le 25 février iSyr.

Dans le Gambrésis, après avoir signifié l'impôt de capitation, les Allemands prirent des otages : à Garnières, imposé pour GyS.ooo francs ; à Glary, pour 100.000; au Gâteau, pour 900.000; à Solesmes, à Marelz et à Naves, pour 7.000 ;à Gagnoncles, à Villers- Guislain, à Bantouzelles, etc.

I. Lbmas (Th.), Un dépavlement pendant V invasion j8 jo-iS'/t, cha\i. XIV, pp. 171 à 178.

En plusieurs endroits, ils menacèrent de l'incendie si le paiement n'était point effectué.

RANÇONNEMENT SIMULTANE DES DEPARTEMENTS

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