‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 184 sur 257 · I. CocHAHi) (abbé;, op. cit., p. Bg · texte numérisé non relu

I. CocHAHi) (abbé;, op. cit., p. Bg

a. CocHAUD (abbr), op. cit., p. 87.

.'}. Cochard (abbé), op. cit., p. i55. Le maire Crespin établit qu'il s'ai^issait d'un infâme proxénète qui, blessé à la face, ne resta que deux jours à l'ambulance.

leur conduite sur la sienne, des officiers chassèrent des femmes de leurs chambres et les reléguèrent dans des mansardes, enlevèrent les matelats ou les lils de plume sur lesquels reposaient des femmes en couche ou gravement malades; quelques-uns même, pour comble de honte, poursuivirent et frappèrent « à coups de sabre de pauvres femmes auxquelles on ne pouvait reprocher que d'être et de se montrer françaises ! »

Le prince Louis de Hesse, ([ui succéda, le 4 janvier 1871, à Frédéric-Charles opérant contre la deuxième armée de la Loire, marcha de son mieux sur ses traces. Aussi, comme on approuve l'abbé Cochard concluant : « 181 5 et 1870 ont laissé dans le cœur des Orléanais un levain de haine qui ne sera détruit que par une revanche éclatante * ».

Un mot pour Beaugency,qui fut bombardé, le 8 décembre, sans sommation et sans la moindre excuse, puisqu'il ne fut ni défendu ni même occupé. L'église, un couvent et les hôpitaux, bien indiqués par le drapeau international, ne furent pas épargnés ; c'est ainsi qu'un obus emporta les deux jambes de Blanchetière, membre zélé de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, « occupé à panser les blessures d'un soldat... allemand qu'il avait protégé et apporté 2 ».

Page 1