‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 223 sur 257 · FouRNiER (Edouard), op. cit., pp. m · texte numérisé non relu

FouRNiER (Edouard), op. cit., pp. m

ont été, dit une Lettre de Reims de la fin de novembre, ravagées par ces brigands des deux sexes, et, depuis près de deux mois, ies convois charg-és de leur bulin se dirigent vers l'Allemagne.

Quelques-unes de ces filles, déguisées en hommes, Qe lardèrent point à trahir leur sexe en collectionaant des robes et des lalbalas.

La sobriété des officiers allemands fut la même partout.

Au Mans, elle ne fut douteuse pour personne, surtout k l'Hôtel de France, dès les premiers jours de l'occupation*. Le fait d'officiers ivres qu'il fallut retirer de iessous la table, ou loger temporairement dans les hambres réservées en cette prévision, fut fréquent. On a surtout conservé à l'hôtel Leguay le souvenir d'un certain général qui, pendant huit jours, rentra ;< jdusieurs fois tellemenl i\re que des soldats étaient îbliirés de l'aider à monter l'escalier 2,.. ».

Aux Andelys, le 22 février 1871, les officiers prusdens du k^" de ligne et du i'-'' pontonniers réunis dans m banquet, pour célébrer par anticipation la ratification des préliminaires du traité de paix 3^ s'enivrèent abominablement.

Ils achevèrent la nuit comme ils l'avaient commencée, se traî- >ant de cale en café, brisant les fenêtres, enfonçant les portes, •.tbuvanl partout plus que de raison. Ainsi fut célébré, aux Anlelys, le triomphe définitif et complet des vertus allemandes sur a corruption française*.

Vantons encore la loyauté de certains officiers alle-

X. MALLiiT (D.), op. Cit., p. 3o. Déclaration de M. Legaay,de l'Hôtel le France.

Page 1