‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 237 sur 257 · I. Bruchon (Ph.), op. cit., pp · texte numérisé non relu

I. Bruchon (Ph.), op. cit., pp

Du matin au soir, nous étions occupés à briser la glace, balayer, ramasser et transporter cette neige dans des traîneaux auxquels nous étions attelés comme des bêtes de somme '...

Au camp de Krekow, les prisonniers furent employés, par des lempératures de 20 et même de 3o deg rés, à charrier de la g-lace destinée à ravitailler d'immenses glacières pour les hôpitaux de Berlin, Stettin et autres villes.

Le même auteur a tracé un tableau saisissant que nous regrettons de ne pouvoir reproduire en totalité, d'une corvéede cette nature faite, deux fois par jour, sous la neig'e; des coups de dos de plat de sabre servaient de stimulants "^l A Colog-ne même, où la vie fut plus douce, voici ce dont fut témoin un homme do cœur, le ca{)itaine (depuis lieutenant-colonel) Meyret :

Oh !... c'est à travers mes larmes que j'écris ceci ; Vingt soldats français, zouaves, fantassins, cavaliers en guenilles, attachés à une voiture chargée de sacs de farine, blancs de froid, tremblant la fièvre, escortés par des soldats prussiens, le fusil chargé; un mot, et ils recevront un coup de crosse ; un geste, ce sera un coup de baïonnette ; et ce mol cependant est prononcé par les soldats de ces bataillons de Metz qui ont terrifié nos ennemis ; ce sont ces braves gens qui nous ont conservé nos épées qu'on transforme en des bêles de somme s...

En dehors de ces travaux illicites imposés par la rapacité et ag-gravés par la brutalité allemandes, citons, à titre de contraste, mais sans insister, les travaux d'un caractère spécial que l'ing-éniosité de nos soldats put réaliser à Ulm*, à Spandau ^. Nous entendons parler de travaux de Vinduslrie parisienne, véritables petites merveilles provenant de la transformation de boutons d'uniformes en métal

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