I. Quesnay du Beaurepaire {capitaine), op. cit., ]>. i
rapatriement sera immédiat pour les prisonniers pouvant faire la dépense du trajet de Stettiu à Berlin, où on active rorg«nisalion de trains à destination de France.
... Ce fut, (lit UQ témoin, une véritable foire aux habits ; c'était à qui parviendrait à vendre qui sa capote, qui sa tunique ou son manteau, et cela à des prix dérisoires, car ce qu'il y avait de meilleur fut à peine vendu un thaler.
Enfin, ils partirent après nous avoir dépouillés de ce qui aurait pu nous être si utile pour nous préserver de la terrible froidure que nous endurâmes par la suite : et, le soir même, nous apprenions que tout ce qu'ils nous avaient dit était faux i.
Les malheureuses dupes purent lorsque, le froid venu, elles étaient à peine vêtues de haillons sous la neig-e, apercevoir « sur le dos des charretiers et des portefaix du port les vêtements qui leur avaient été volés, et sur la vente desquels les soldats poméraniens avaient reçu une forte somme en échang-e de leur complicité ».
Abordons maintenant l'importante question des insultes et des mauvais traitements, auxquels participèrent trop souvent habitants, gardiens et officiers.
Presque partout, ce qui n'est pasétonn;'.ntpourquiconque connaît le manque absolu de générosité de l'Allemand, nos prisonniers eurent à se plaindre des ha'àtants. Depuis le grand-duché de Bade, pour prendre cet exemple, jusqu'en Poméranie, hommes, femmes et enfants agirent de la même façon, c'est-à-dire sans pitié: pour le prouver, suivons un convoi depuis son point de départ jusquà son arrivée.
Formé de soldats du 82* régiment de marche capturés le 6 octobre 1870, au combat de la Burgonce, ce convoi a eu pour historien l'un deux, Ph. Bruchon.
Dans le grand-duché de Bade : à Carlsruhe, ce sont des clameurs, des menaces du poing, de la part des femmes