GARDES MOBILES
La conduite des Allemands envers des combattants
I. CoRNEBOis (capitaine L.), Campagne delà compagnie dex (laides forestiers des Ardennes en i8jo, \>. 196.
auxquels ils contestèrent le droit d'une résistance inattendue (jui les gênait, envers les fonctionnaires qui ne voulurent pas trahir leur patrie, et envers des populations inofFensives n'a pas cessé d'être tyrannique au mépris du droit des gens; parfois elle fut féroce, barbare.
On a vu qu'il était impossible de dénier la qualité de bellig-érants aux gardes mobiles. L'exemple suivant atteste l'existence d'ordres formels donnés par l'autorilé supérieure; la démonstration se fera plus complète avec d'autres exemples similaires.
En décembre 1870, 3oo cavaliers allemands escortent, du côté de Givry-en-Argonne (Marne), un bataillon de mobiles du département. A la sortie d'un village, au moment même où des parents sont venus A^oir les prisonniers, ces cavaliers entament un véritable massacie que rien n'a pu expliquer.