‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 49 sur 257 · Procès-verbal..., p · texte numérisé non relu

Procès-verbal..., p

deux officiers qui l'ajustent avec leurs pistolets; finalement, il fut détenu jusqu'au i 7 janvier 1871.

Rahaij (Sartliej,le ^4 novembre. — A la suite d'une perquisition qui a fait trouver des armes dans les combles de l'église, le curé et quatre notables sont arrêtés et frappés avec la crosse et le bâton. Accouru de son château, qui a été pillé quelques jours avant, le vicomte de Jaubert, maire, est arrêté et traité, pendant sept jours, avec la dernière rigueur ; c'est ainsi qu'on le conduisit plusieurs fois sur le terrain pour être fusillé.

Lorsqu'il fut rendu à sa femme, il était dans un état physique et moral tel qu'il mourut au bout d'un mois *.

Lavaré (Sarthe), le 20 décembre. — Arrêté pendant qu'un combat se livrait entre Lavaré et Semur, le maire de Lavaré, âgé de soixante-neuf ans et très souffrant, ne dut son salut qu'à son énerg^ie, qui frappa un officier supérieur prussien.

Toutefois, il eut à recevoir bon nombre de coups de crosse, il fut menacé plusieurs fois de mort et ex posé, pendant deux lieurcj et demie, au fou des Français. Enfin, au bout de huit heures et demie de souffrances, on l'arrête à mi-chemin : « Je me croyais encore menacé de mort, dit-il. Le colonel ou commandant me frappa sur l'épaule en zne disant : « Maire, pas peur, brave — Fourt au village tout de suite. » Il s'en était tiré relativement à bon compte.

Bricon (Haute-Marne), le 25 décembre. — Des troupes venues de Langres ont fait dérailler, non loin de Bricon, un train allemand : le maire de Bricon, accompagné de trois notables, et le maire d'Orges

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