I. Lettre datée de Lille, le a8 décembre
sont empoignés ;ils ne sortirent de prison qu'au bout de dix jours.
Breu! l (Wsne), le ii janvier 1871. — Maltraité et menacé parce qu'il a déclaré ne pouvoir donner que 3oo francs, sur la part de contribution de sa commune, le maire « a découvert sa poitrine en disant : « Tuez-moi, je ne puis vous remetre ce que je n'ai pas. )) Ils ne l'ont pas tué, mais un officier a eu l'infamie de le frapper à la tête avec la crosse d'un revolver et l'a fait conduire à Epernay *. »
Montbéliard (Douhs), le i4 janvier. — Le maire, M. Ch. Lalance, signale au général prussien l'impossibilité où il se trouve d'assurer le ravitaillement de la garnison : on réquisitionne dans sa demeure, d'où on le chasse à coups de plat de sabre ; finalement, on re)iferme à Strasbourg-, dans la prison du Pont- Couvert, où il resta jusqu'à l'armistice.
HavT'incourt (Pas-de-Calais), nuit du 28 au 24 jan-. vier 1871. Dans la nuit du 28 au 24 janvier 1871, deux hussards entrent chez le maire, M. Derg-uesse, exigeant qu'il leur livre son lit et le poursuivent le sabre à la main. L'un d'eux était ivre^ ».
Songé- le - Ganelon (Sarthe), le 24 janvier. — Le 28 janvier, des francs-tireurs tirent d'un bois situé en avant du bourg ; le lendemain au soir, il est envahi : pris, le maire est accablé de coups de crosse; le feu est mis à 58 bâtiments, dont 38 brûlent. Effrayés, les habitants s'enfuient de tous côtés à la faveur de la nuit; une vive fusillade les accompagne^.
1. Magiet (Oh.), Souvenirs de Vlnvasion et du siège de Paris, p.iSi.
2. Gardevacque (Adolphe de , l'Invasion allemande dans le Pas-de- Calais, p. i55.