‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 52 sur 257 · SuRMONT (Armand), op. cit., p. yi · texte numérisé non relu

SuRMONT (Armand), op. cit., p. yi

CONDUITE DES ARMEES ALLEMANDES So

La façon dont les Allemands pralicjuaieiU le respect des olasi'es est démonirée par les deux faits suivants, surtout parle second, dontnous aurons lereçret d'être oblig'é d'abréger le détail.

Les 2 2 et 26 novembre, une troupe d'otages est au contact des Allemands à La Ferté-Bernard (Sarthe) et à Nog-ent-le-Pvotrou (Eure) : à La Ferté-Bernard « un officier supérieur se jette sur elle... et, tout en les accal)lant d'injures, leur assène sur la tête des coups de plat de sabre faisant couler le sang *... ».

A Nogpnt-le-Rotroii, des officiers allemands, « qui ont à la main des fouets de chasse, prennent plaisir à les en frapper comme des chiens... "^ ».

Le fait concernant \q<, otages de Lorcij et de Beaunela-Rolcnde est tout parlicu'.ièiement indigne parce que la làchelé est imputable à une collectivité ; il a été attesté, dans des termes iiientiques, par un prêtre et par un franc-maçon, mais vaillant patriote.

L'abbé Carreau, curé de Lorcy en 1870, rédig-eason Rapport ^ en 187.3, sur la demande de Mgr Dupanloup lui-même ;

J. Charbonnier, le sous-préfet dont nous avons déjà loué l'énergie, ayant traversé, comme captif, Beaunela-Rolande, le 28 novendjre, fut compris dans les otages [)our ce jour-là du moins et partagea leursort ''.

Le 28 novembre, i4 otages, dans lesquels les Prussiens s'obstinent à voir des francs-tireurs, sont dans l'église de Lorcy, dont l'abbé Carreau, le maire Moreau,

Page 1