Charbonnier (Joseph), op. cit., pp. 18, 19 et
ciition; ils demeurèrent ang-oissés de sept heures à environ dix heures du soir.
Le 3o novembre, dès son arrivée à Beaumont,Charhonniers'enlcnddire par des sous-officiers : « Demain matin, t\ huit heures, massacré, monsieur! »
Enfin, il lui arriva d'être placé devant un mur et mis en joue.
Cette plaisanterie a été également signalée par Surmont* et par Léopold Charles '^.
Otages de Brème, les 2 et 3 décembre. — On désigne sous ce nom les [\o notables qui furent arrêtés à Dijon, à Gray et à Vesoul en représailles de la capture régulière, — dans la mer du Nord, — de [\o capitaines marchands et de leurs bateaux.
A Brème, où ils arrivèrent le il\ décembre, ils furent l'objet des quolibets de la presse locale avec défense d'y répondre. Mais, lorsque la paix fut signée, ils allèrent trouver leurs insulteurs,dont ils obtinrent des excuses écrites plates et catégoriques.
Otages d^ accompagnement. — C'est en vain que les Allemands ont cherché à justifier cette mesure inique en alléguant hypocritement l'avantage qu'il procure pour conserver la vie humaine. Un des leurs, le professeur Bluntschli, l'a formellement réprouvé depuis. Préconisés par le général de Moltke lui-même, les otages furent employés à Nancy depuis le 18 octobre et à Reims à partir du 27 octobre.
Un ex-Français devenu commissaire civil prussien, le marquis de Villers, accepta le triste honneur de réglementer le svstème.