‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 73 sur 257 · BOMBARDEMENT DE PARIS · texte numérisé non relu

BOMBARDEMENT DE PARIS

du 2j décembre iSjo au 28 janoier iSjt.

Le nom de Paris ne saurait figurer ici qu'à ce titre spécial.

Employé contre Paris, le bombardement constitua une faute et un crime.

Ce fut une faute, puisque les Allemands, qui étaient

I. Publiée dans PHelvétie, cette lettre a été reproduite par Fouhnier (E.), dans let Prussiens chez nous, p. 5.

PLACES J'OJiïES, VILLES, BOURGS S ETANT DEFENDUS 121

en droit de compter sur la famine, ne pouvaient espérer réduire par le bombardement une ville de cette superficie ; ils assumèrent donc maladroitement l'odieux d'une mesure qui n'avança pas d'un jour la capitulation.

Ce fut un crime parce que, quand une nation se taxe de civilisation, on n'emploie pas, surtout avec des ag-gravations connues de tous, un pareil procédé.

Le Roi résista longtemps, d'après Schneider*, à la pression exercée sur lui, pour recourir au bombardement, par les journaux; toutefois, les visites fréquentes qu'il fit à Villacoublay, où se formait le parc de siège, autorisent à croire qu'il voulut surtout attendre que le matériel, en tant que puissance des pièces de gros calibre et ravitaillement en munitions, répondît aux exig-ences de cette phase spéciale de la lutte.

Quant à Bismarck, il fut, dès le début, un partisan convaincu, féroce, du bombardement ; il faudrait pouvoir multiplier les extraits du premier ouvrage publié par Busch2.

Le 7 novembre, il se déclare un partisan absolu du bombardement : personne plus que lui « n'y pousse et n'y travaille ».

Le 28 novembre, il dit : «... Je ne donnerais qu'un seul ordre ; feul... »; «... Si nous avions commencé le boml)ardement il y a quatre semaines, il y a toute probabilité que nous serions aujourd'hui dans Paris, et c'est là le

Le 10 janvier 187 1, pt-mlaut le dîner, on dit que

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