‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 74 sur 257 · iÎLbcu (D. Moritz), pp. 128, 28^1, 286, 4i3, 4i · texte numérisé non relu

iÎLbcu (D. Moritz), pp. 128, 28^1, 286, 4i3, 4i

des incendies se sont déclarés à Paris. Bismarck répond: «... Celan'est point suffisant. Il faut qu on la {î\\vi\é,€)sente ici. L'odeur de l'incendie de Hambourg a été sentie à dix lieues de distance... »

Le 12 janvier, il y revient encore, après une nouvelle du même genre : « C'est possible, je l'ai également remarqué, mais cela peut être un reflet de la neige; il faut tout cVabord quon sente... »

Le 26 janvier, deux jours avant la capitulation, comme on constate que la vitesse du bombardement augmente, le chancelier, faisant un délicat retour sur le passé, se rappelle un employé subalterne qui était chargé d'appliquer la bastonnade : «... Il avait l'habitude de donner les trois derniers coups avec une force toute particulière pour laisser un souvenir salutaire. »

Paris fut bombardé sans sommation préalable.

Sur 120.000 obus environ qui tombèrent dans son enceinle, i .600 environ atteignirent des établissements hospitaliers. Voici des chiffres significatifs :

Du 5 au 27 janvier : l'asile Sainle-Anne reçut 187 projectiles; celui de Montrouge, 127 ; le Val de Grâce, 76; la Pitié, 47; la Salpêlrière, 61, etc.

Nous aurons occasion de mentionner la protestation des médecins de l'hôpital des Enfants-Malades.

Contentons-nous ici de rappeler la protestation indignée de notre grand Pasteur qui, le 18 janvier 1871, retourna à TUniversité de Bonn le diplôme qu'elle lui avait envoyé Le directeur, docteur Naumann, s'étant permis de lui envoyer, le i" mars, « l'expression de son mépris », Pasteur lui adressa, le 9 mars, une réponse cinglante dont la postérité enregistrera tous les termes.

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