‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 77 sur 257 · PLACES FORTES. VILLES, BOURGS S'ÉTANT DEFENDUS · texte numérisé non relu

PLACES FORTES. VILLES, BOURGS S'ÉTANT DEFENDUS

en pièces dans forteresse inexpugnable » ; un neveu du Roi, major g-énéral et commandant le i*'' régiment des dragons de Brandebourg n» 2, le prince F.-G.-N. Albert, qui s'était fait la main, dans l'art de manier la torche, le 4 octobre, à Tancrainville, le i4 à Varize et Civryi.

Le soir même, prenant, avec beaucoup d'autres officiers, à l'hôtel Sénéchal, un repos bien gagné, ils réglèrent, d'une façon originale, la note du repas : on fit venir le propriétaire pour le remercier ; puis, en sa présence, on mit le l'eu aux rideaux et à la maison.

Le maire de Ghâteaudun, M. Lumière, a tenu un compte exact des victimes de la sauvagerie des Prussiens 2, en dehors des douze personnes mortes asphyxiées sous les débris de leurs maisons, sauvagerie qui s'exerça sur « de paisibles habitants, des vieillards et des malades ». Nous nous bornerons à citer les trois faits les plus révoltants :

Martiû, André, à;^é de 69 ans, paralytique, a été brûlé vif, dans son lit sous lequel les Prussiens ont mis le feu, à la main, dans la nuit du 18 octobre;

Michau, Casimir-Etienne, capitaine en retraite, chevalier de la Légion d'honneur, âgé de 73 ans, a été tué dans la nuit du 18 octobre, à son domicile, d'un coup de revolver par les Prussiens qui ont mis le feu à sonfauteuil avant ([u'ilfùt niijrt ; il leuravait exprimé sou iudig'natiousur la fa«;on douL ils faisaient la guerre;

Deslandres, Louis-xVdolphc, rue des Empereurs, Danlan, Edouard, rue d'Angoulême, étant ti'aïujuillement à leur porte, le 19 octobre, les Prussiens les ont tues à coups de lu il.

Wiltich imposa à la ville une contribution de guerre de 200.000 francs ; de guerre lusse, en vertu d'un

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