Surmont (A.), les Allemands dans la Sarlhe, pp. 46 et
(Sarthe), le colonel du 6* lanciers déclarait en levant une contribution de guerre :
Qu'il n'a aucun sujet de plainte contre la commune, mais qail agit sur un ordre général du gouvernement, qui entend faire contribuer les communes parce qu'elles concourent à la prolongation de la guerre en fournissant au gouvernement de la Défense nationale des hommes et de l'argent.
Ainsi donc au Gain rcchei'ché avec âpreté, sans pudeur, se joig-nit la satisfaction d'humilier le peuple français. Aussi Edouard Fournier eut-il raison d'écrire presque au lendemain de la g-uerre :
Ce qui se passe, ce qui stupéfait, lorsqu'on récapitule ces contributions en argent imposées à de malheureuses communes, jetées sur toutes les ressources, sur toutes les économies de populations laborieuses comme autant de pièges et de coups de filet, c'est l'idée patriarcale qu'eu toute niaiserie nous nous étions faite du peuple faux bonhomme cl faux-apôtre tjui se repaît de ces pillages et se vautre sur ces ruines ; c'est le souvenir des doctrines d'humanité qui, chez lui-même, avaient devancé ses vols pour les ilélrir de haut et les condamner i.
Un témoin de l'invasion, le baron de Ruble, était du même avis :
Un Prussien ne doit pas coml)attre pour l'honneur ; il se bat pour le bénéfice; la guerre est une branche de commerce ; avant tout, il faut gagner ou du moins prendre de l'argent ; telle est la théorie de la politique allemande Ces coupables instincts avaient été réprimés par la discipline au commencement de la guerre, mais ils s'étnlèrent largement à la fin de la campagne, lorsque la défaite des Français ne laissa plus au vainqueur de répression à craindre -.
Les contributions de guerre perçues par les AUe-