Fournier (Edouard), op. cit., p. i5i
2. De Ruble (baron Alphonse), L'Armée et L'AdminisLration allemandes en Champagne, "p. 13.
iiîatids atteig-nirent le chiffre minimum de 261 millions ; aussi durent-ils varier les motifs.
Vers le milieu de septembre, le Roi ouvrit la série en imposant « à chaque département occupé par les troupes allemandes une contriiiutionf/'Mn million de francs destinée à indemniser les Allemands expulsés du sol français ». Leur soif ne dut pas être satisfaite, car, bien qu'ils ne fussent que 42.000 (chiffre officiel), ils n'avaient pas réclamé moins d'un milliard. En outre, on savait que ces martyrs avaient été renvoyés de Paris, en prévision du siège, seulement le 28 août et avec tous les ménagements possibles.
La somme distribuée paraît s'être élevée, dit Legrelle, à 14 millions 400.000 francs, une fortune pour des balayeurs sans ouvrage ou des cordonniers séparés de leur clientèle par les événements politiques. Encore tout cela n'arriva-t-il pas bien exactement à destination, car un M. Schreiber, agent de la police prussienne,... chargé par M. Wurmb, le préfet de police de Berlin, de répartir d'urgence quelques secours aux victimes de la barbarie française, mit dans sa poche une partie des fonds destinés à soulager les infortunes de ses compatriotes 1.
Le comte d'Ollech, « gouverneur de l'Alsace», se disting-ua dès le début.
C'est lui qui, trois mois après le bombardement de Strasbourg, imposa l'amende de 800 francs que nous avons déjà mentionnée « aux propriétaires des maisons non détruites par le bombardement ».
C'est lui encore qui, le 29 décembre, se présenta, avec une escorte militaire, à la succursale de la Banque de France de Strasbourg-, pour exiger, séance tenante, le versement d'un million cinq cent mille francs; il s'ag-issait, dit-il, d'un prêt qui serait rem-