‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 95 sur 257 · I. Legrelle (A.), op. cit., p · texte numérisé non relu

I. Legrelle (A.), op. cit., p

bourse, lors de la conclusion de la paix, à la Banque par... l'Etat français.

Le même jour, le g'ouverneur général fie la Champagne imposa, en la dég-uisant sous le nom de réquisition, une contribution véritable de 18.000 francs pour payer 12.000 paires de bas de laine.

En vérité, « i! semble que, connue l'a dit le baron de Ruble, ce n'était pas pour conquérir l'Alsace que les Allemands passaient le Rhin, mais pour exploiter la France, pour s'enrichir à ses dépens'... ».

Le recouvrement des contributions même réduites? pour plus de commodité, à « une seule et unique contribution directe », ainsi que le décida, dès le 22 octobre, le t^-ouverneur général de la Champagne 2, présentait de sérieuses difficultés.

Les Allemands, après s'être heurtés contre le refus absolu des employés supérieurs français, eurent recours aux maires : à cet effet, ils leur allouèrent, à titre d'indemnité, une remise de trois ou de quatre pour cent, suivant (ju'il s'agissait d'une commune ou d'un canton, et les prévinrent charitablement qu'un refus les exposerait « aux mesures rigoureuses prévues par les lois de la guerre ^ ».

Il arriva que, le 24 novembre, un détachement français s'empara, à Rozoy-sur-Serre, d'une somme de 24.164 francs provenant d'une contribution allemande ; elle fut imposée de nouveau à ceux qui l'avaient fournie.

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