MARCHANDAGE
Sur toute l'étendue des départements occupés, on a eu à constater le marchandage auquel les Allemands
I. Au total, les contributions imposées au départenaent de la Scineluférieure atteignirent le chiffre de vin;jt-qiiatre millions de francs.
n'ont pas craint de s'avilir. C'est en vain qu'ils cherclièrent à pallier cette faute inspirée par le désir de ne point perdre le tout.
Vallon (Sarthe), du 20 au 28 janvier 1871 : des 35.000 francs exig-és, on descend à 14.000.
Prnillé'le-Chétif (Sarthe), le 22 janvier, on se contente de 981 francs.
Crosmières (Sarthe). — Des 27.500 francs imposés, on descend, de proche en proche, à 24-5oo, puis à 12.000 francs. On allait même traiter à 5. 000 francs, lorsque la nouvelle de l'armistice vint fort à propos récompenser la municipalité de sa courag-euse et persévérante attitude; les trois otages qui, envoyés à Malicorne, y avaient été injuriés, maltraités dans le poste par tous les soldats qui s'y trouvaient, recou- < vrèrentleur liberté.
Saiichez-Lestrée (Pas-de-Calais), le 24 janvier, un capitaine vient, au nom du commandant d'un fort détachement, exig-er du maire 10.000 fr., 20 vaches, toute l'avoine battue et des attelages; deux jours après, il se contentait de 5oo francs ^
LE MANS (sarthe).
du 12 janvier au 28 février 18 ji -.
L'exemple fourni par la ville du Mans est remarquable à plusieurs points de vue : de g-uerre lasse, le prince Frédéric-Charles se vit, malgré son mauvais vouloir, dans l'obligation d'intervenir ; la Municipalité