SoRMONT (Armand), op. cit., pp. 16 à aa
déploya I'énerg"ie nécessaire pour prolong-er sa résistance jusqu'à ce qu'elle eût fait réduire de moitié sa contribution de guerre.
Dès le i3 janvier, lendemain de l'entrée des Prus- ' siens au Mans, le prince Frédéric-Charles avait infïig-é à la ville, apparemment pour lapunir de la lutte de trois jours à laquelle elle était restée étrangère, une contribution de guerre de quatre millions; il ne supprima naturellement pas des réquisitions nombreuses et de toute nature.
Dès le début, la municipalité engagea des négociations et montra tant de fermeté que, le 17 janvier, après un premier versement de Soo.ooo francs, la contribution fut réduite de moitié.
Le 27 janvier, la ville avait versé en tout t. 200. 000 francs. Pressés de toucher le plus possible, les Prussiens déclarèrent qu'ils se contenteraient de 260. 000 pour atteindre le chifïre de i.5oo.ooo francs.
La municipalité temporisa jusqu'à ce que, menacée de « mesures de force », elle versa, le 28 février, le complément demandé : sa fermeté avait donc épargné à ses administrés une dépense de 2.5oo.ooo francs.
Mais les Prussiens ne lâchent pas facilement prise. Lorsque, le 9 mars 1871, l'évacuation du Mans fut comj)lète, ils avaient enlevé tout le possible en vêtements, chaussures, marchandises des docks, et en se retirantil chargèrent la municipalité, à titre de gracieux souvenir,du soin d'indemniser... les réquisitionnés. Ce coup de la fin les peint bien.
Orléans (Loiret), du 2.5 janvier au 28 février 187 1 *. — La municipalité d'Orléans obtint par les mêmes moyens un résultat aussi avantageux.