CHAPITRE PREMIER
L'obstination de la cour pontificale à ne vouloir reconnaître aucun des résultats de la campagne de 1859 devait enlever aux ennemis de l'Italie les espérances sur lesquelles ils fondaient le rétablissement de l'ancien ordre de choses. Les rapports des cabinets de Rome et de Paris devenaient chaque jour plus difficiles. Le mécontentement qu'ils provoquèrent en France no tarda pas à se manifester.
Vers la fin du mois d'août de Tannée 1850, l'ambassadeur de France à Rome avait été chargé de soumettre au Pape les réformes suivantes, que l'Empereur considérait comme indispensables à la sécurité des Etats de l'Eglise. Ces propositions, dont l'authenticité est en quelque sorte officielle, méritent d'être reproduites in extenso^ car elles signalent implicitement tous les vices de l'administration papale en indiquant les remèdes nécessaires.
I. Dispositions générales. — Les laïques peuvent être nommés à toutes les charges et à tous les emplois civils.
La liberté individuelle de tous les citovens est garantie par la loi. Nul ne pourra être arrêté, si ce n'est en vertu d'un mandat décerné par l'autorité