LES INSTRUMENTS DE L*OBSERVATOIRE. IJ
d*une lunete simple et il le donna dans sa dioptrique oculaire (Père Chérubin, Traité de la vision parfaite, et non Dioptrique oculaire), »
J'ai cité tout au long ce passage des Notes de Cassini en raison de son importance. Il établît en effet que ce grand astronome connaissait tous les usages auxquels nous appliquons Téquatorial. i** Il s'en servait pour trouver les astres invisibles à l'œil nu; 2** Il vérifiait par les étoiles équatoriales le parallélisme du fil au mouvement diurne; 3"* Il l'appliquait, lunette immobile, à la détermination de la différence d'ascension droite de deux astres ayant à peu près la même déclinaison ; 4° H lui faisait suivre le mouvement diurne par l'action d'un mouvement d'horlogerie. On attribue généralement cette dernière invention à Passement, célèbre constructeur, né à Paris en i-joa et mort en 1769. (Voir Arago, Astronomie populaire^ t. II, p. 87.) On voit qu'elle lui était bien antérieure. Quant au procédé de rectification de l'axe optique de la lunette, Cassini l'a emprunté à l'abbé Picard.
Grant, dans son Histoire de [Astronomie^ fait honneur à Rœmer de la construction de l'azimutal : « Rœmer was the first person who constructed an altitude and azimutal circle (*). »
A quelles époques furent construits ces divers instruments? Il est bien difficile de le préciser. Les Comptes des Bâtiments du Roi donnent bien chaque année des sommes, souvent considérables, affectées à la construction d'instruments pour l'Académie à l'Observatoire, avec les noms de Gosselin, Tanguy, Guerne, Sevin, Lebas, Thuret, mais sauf pour l'azimutal de Migon, il n'y a aucune indication sur la nature de ces instruments. On sait d'ailleurs que les registres originaux de Cassini manquent depuis longtemps, du mois de juin 1674 à 1680. Je n'ai trouvé dans nos Archives qu'un seul document qui eût été d'un grand intérêt s'il avait été daté : c'est une liste, dressée par J.-D, Cassini, des instruments nécessaires à l'Observatoire. Je la transcris ici en entier.