VI AVERTISSEMENT
chives de TEtat les documents relatifs à la fondation et aux premières années de l'Observatoire. La réponse du Ministre coupa court à ses projets; elle était ainsi conçue :
« A Versailles, le i8 août 1784.
» Vous ne devez point douter, Monsieur, que je ne sois bien disposé à faciliter toutes les recherches que vous désirez faire relativement à l'Observatoire, pour conapléter l'ouvrage que vous méditez concernant l'histoire des travaux et des découvertes qui y ont été faites. Si les Bâtimens du Roy avaient des Archives, je vous donnerais volontiers tout pouvoir d'y faire des recherches. Mais je ne connais aucun dépôt semblable et il n'y en a certainement pas. A peine subsiste-t-il dans mes bureaux quelques traces de ce qui s'est passé avant le commencement de ce siècle. Peut-être y a-l-ii dans les papiers du Controlle de Paris quelques documens relatifs à l'Observatoire. J'écrirai à M. Brébion (*) pour qu'il en fasse la recherche; mais je doute fort que vous y trouviez quoi que ce soit d'utile à votre but. Je ferai faire aussi dans mes bureaux des recherches sur cet objet que certainement vous ne pourriez faire, et si cela me procure quelques lumières qui puissent remplir vos vues, je vous en ferai part avec un grand plaisir.
)) J'ai l'honneur d'être. . . .
» D'Angiviller.
)) P. -S. (de la main de d'Angiviller). C'est M* de Montucla (^) que je charge de ces recherches; ainsi vous devez être sûr que son zèle pour les Sciences et son attachement pour vous ne lui laisseront rien négliger de ce qui pourra vous êlre utile. »
{Archives de rOùs., D. 5.39).
Maigre cet insuccès, Cassini eut le bon esprit de rassembler, autant qu'il lui fut possible, les papiers que ses aïeux,
(') Biébion élail arcliiloctc des Bàlinicnts royaux. (-) I*rcuiicr commis des HùlimeiUs royaux.