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LE REPERTOIRE DE MEYERBEER

Lorsqu'en i83o le Roi Louis-Philippe monta sur le trône , son premier soin fut de débarrasser sa liste civile de ce coûteux fardeau de l'Opéra et de le mettre à la charge d'une entreprise. La rage d'économie qui animait la nouvelle liste civile fut en grande partie la cause de la retraite prématurée de Rossini, à trente-sept ans et après le succès de Guillaume Tell. L'Intendant du successeur de Charles X refusa nettement de reconnaître le traité qui constituait au maître italien une pension viagère de six mille francs et qui assurait, par contre, à l'Opéra, cinq partitions nouvelles livrables en dix ans moyennant une prime de i5,ooo francs par ouvrage. On plaida cinq ans pour économiser les 6,000 francs et pour ne pas avoir les cinq opéras nouveaux de Rossini. On ne les eut pas, en effet; grand triomphe! Mais on fut condamné à payer la

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