‹ Histoire de l'OpéraChapitre 26 sur 35 · PENDANT LA PÉRIODE · texte numérisé non relu

PENDANT LA PÉRIODE

DE ROSSIN! ET LE MEYE?. zIZ?-

Rossinî n'avait pas «1 le temps de ixiner Yi semble de la troope qaH destinait à IloterprâatioQ lie ses fiirurs cuvra^es devant soccéder à GwàlloMme Tell, aux termes du cootrat pané ai^ k ministre da nâ Charks X. Adolphe Noairit, Levasseur et madame Domofean se traoraient seuls en éat de k traduire dignement. Les antres artistes, habitués à la dédamatioQ tragicDlyrique, n'étaient plus assez jeunes pour s'amender. La moindre Tocalise ks déroatait. Ils £ûîdic::: ^tdekurmicm. Maiiriir T' -

ÉPOQUE Dt: ROSSINI ET DE MEYERBEER I 59

reau, qui pendant six années avait chanté ù Paris le répertoire italien, suppléait ù la force par Li virtuosité. On l'avait applaudie ù Favart entre Malibran et Sontag. Dans l'Anaï de Moïse, elle se montra merveilleuse, comme dans la châtelaine du Comte Orj', comme dans la Mathildede Guillaume Tell. Elle contribua, pour sa part, au succès de la Muette, d'Auber, et de Robert -le- Diable, où elle chanta avec son habituelle perfection le rôle de la princesse Isabelle. Entrée à rOpéra en 1826, madame Damoreau Tavait quitté brusquement, en 1827, après une altercation avec le directeur. Elle y rentra en i83i, lorsque Véron monta Robert-le-Diable, et nous la rencontrons, en i835, à TOpéra-Comique, où elle fait courir la foule en représentant r Ambassadrice, le Domino noir et Zanetta. La créatrice de l'Angèle du Domino se retirade bonne heure du théâtre pour se livrer ù l'enseignement du chant, laissant un exemple qui ne sera jamais oublié. A la troupe de ce temps se rattachent Dabadie et sa femme. Dabadie créa Piétro de la Muette, Raimbaut du Comte Orjr et le Guillaume Tell de Rossini. Vers le même temps,

I Go II I s T O I R E D E L O P E R A

Lafont, le double d'Adolphe Nourrit, jouait après lui le Masaniello d'Auber, puis il créait Raimbaut dans Robert et Léopold dans la Juive, Prosper Dérivis, fils de Louis IJérivis, débutait, en 1 83 1, dans le Pharaon de Moïse.

Cornélie Falcon sortit en 1 832 du Conservatoire et elle fit son début à l'Opéra le 20 juillet, par le rôle d'Alice dans Robert-le -Diable. Elle y succédait à mademoiselle Dorus, créatrice du rôle, qu'elle effaça bien vite. Mademoiselle Dorus (depuis madame Dorus-Gras) n'en était pas moins une virtuose parfaite dans les rôles à vocalises, mais jamais on n'avait vu sur la scène de l'Académie royale, avant CornéHe Falcon, une artiste réunissant à la fois tant de moyens naturels, tant de talent d'exécution, tant de distinction et de beauté. Une taille élégante, un visage expressif, d'une coupe idéale, de grands yeux voilés, une couronne de cheveux noirs, une voix d'un métal incomparable, un jeu noble et dramatique, telles étaient les qualités de cette Jeune débutante de dix-neuf ans, qui avait eu Pellegrini pour professeur de chant et Adolphe Nourrit pour maître de déclamation. Le début

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