‹ Histoire de l'Opéra-Comique. La seconde Salle Favart--1840-[1887] (volume 3)Chapitre 10 sur 49 · RÉPERTOIRE · texte numérisé non relu

RÉPERTOIRE

Adam, le Chalet, la., 13 représ. — La Reine <Cun jour, 3 a., 13 repr.

Auber, l'Ambassadrice, 3 a., 4 repr. — Le Domino

noir, 3 a., 12 repp.

ClapiasoQ, io Perruche, 1 a., 38 repr.

Dalayrac, Adoip/ie et Clara, 1 a., 7 repr.

DoEizetti, la Fille du Régiment, 2 a., 10 repr. Grlsar, les Travestissements, 1 a.j 7 repr.

Halévy, l'Eclair, 3 a., 8 repr.

Luce, l'Elève de Presbourg, 1 a., 20 repr.

Montfort, Polichinelle, 1 a., 28 repr.

Thomas (Ambroia?), Carline, 3 a., 1 repr. — La- Double Echelle, 1 a., 13 repr.

Total : 23 pièces, dont 6 nouvelles avec 14 actes et 4 remises à la scène avec 13 actes.

Parmi ces 23 pièces, il en est plusieurs dont nous n'avons pas parlé parce que leur apparition se trouvait antérieure au 1" janvier. Ainsi :

Adolphe et Clara ou les Prisonniers (10 février 1799), paroles de Marsollier, musique de Dalayrac, opéracomique en un acte, dont une des plus jolies mélodies s'encadrait sibien dans une des premières scènes de la Ciraassienne et qui d'ailleurs a fourni plusieurs timbres de vaudevilles, désignés sous la rubrique-: Air connu.

La douftieEc/ieiie (33 août 1837}, paroles de Planard, musique d'Ambroise Thomas, opéra-comique en un acte, le premier ouvrage (on peut dire le premier échelon}, en un mot le brillant début au théâtre d'un maître qui devait tenir une si grande place à la salle Favart ety renjporter de si nombreux et si durables succès.

Poiïchinelie (14 juin 1839), paroles de Scribe et Duveyrier, musique de Montfort, opéra-comique en un acte dans lequel avait débuté l'un des bons et fidèles serviteura de l'Opéra-Comique, Ernest Mocker.

i,j,,,.,,.Cdoi^Ic

48 l'outertubg du nouveau théâtre

i La iîeined'un jour (19 septembre 1839), paroles de Scribe et de Saint-Georges, musique d'Adolphe Adain,opéra-comiqueen trois actes, dont la partition est peu remarquable, quoiqu'elle ait reparu au Tbéâtre-Jjyrique en 1854, mais dont le livret a du moioseule mérited'inspirer un compositeur allemand contemporain, Ignaz Brùii. Dans la Reine Mariette comme dans la Reine d'un jour, on retrouve JL'Mstoire de cette modiste qui, par suite de circonstances étrangement romanesques, se voit amenée à jouer pour quelque temps le rôle d'une princesse. Un autre sou- Tenir assez piquant s'attache à la Reine d'un jour : elle servit aux débuts d'un excellent artiste, Masset, lequel était sans doute un musicien de quelque valeur, puisqu'Adolphe Adam lui fit l'honneur de lui emprunter deux morceaux pour les intercaler dans son ouvrage. La collaboration de-l'auteur et de son interprète n'est pas rare quand il s'agit du poème; quand ît s'agit de la musique, on en trouverait peu d'exemples, et celui-ci valait d'être noté en passant.

Les TraoesHssements (16 povembre 1839), paroles de Paulin Deslandes, musique de Grisar, opéra-comique en un acte, reprisau Théâtre-Lyrique en 1854 et aux Folies-Nouvelles en 1858, et plus récemment encore à l'Opéra-Comique, moins peut-être pour l'agrément de la partition que pour celui du livret, car il est tiré d'une amusante pièce de Dubois, Marton etFronlin ou vissant de Valets [1804), dont le succès persiste en dépit de son âge, soit à la Gomëdie- Française, soit à l'Odéon surtout, où pendant les années 1878, 1879 et 1880 elle n'a pas été jouée' moins de cent vingt fois,

A cette énumération il convientd'ajouter: leChalet, l'Eclair, l'Ambassadrice et le Domino noir, que nous

reocontreroDS maiotes fois au cours de notre travail et dont les premières représeatations remontaient au 25 septembre 1834, au 30 décembre 1835, au 31^ décembre 1836 et au 2 décembre 1837. Enfin, si l'on compare les années 1840 et 1887, c'est-à-dire la première et la dernière de la seconde salle Favart, on observera que sur ces 23 œuvres 4 seulement, le Chalet, le Domino noir, la Fille du Régiment, elle Pré aux Clercs figuraieuteucore aurépertoire courant. Quant à la moyenne des recettes, elle accuse au premier abord une notable différence : en 1840, 2,091 fr. 33 c., en 1887, 4,547 frOSc, soit un écart de2,455 fr. 72c., autrement dit un peu plus de la moitié. Mais, d'autre part, la moyenne des dépenses n'a-t-elle pas augmenté avec le temps, et peut-être plus encore que celle des receltes? Pour ne citer qu'un exemple, on estimait alors les frais de décors nouveaux k une vinglaine de mille francs par an pour une dizaine d'ouvrages. Maintenant on monte moins d'ouvrages : mais lesdits frais ont quintuplé.

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