‹ Histoire de l'Opéra-Comique. La seconde Salle Favart--1840-[1887] (volume 3)Chapitre 21 sur 49 · COO'^IC · texte numérisé non relu

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Des mélodies assez heureuses contribtièreat en outre à la réussite de cet ouvrage qui, saus être uu grand succès, rapporta quelque argent. Le compositeur eu fut tout heureux, et dut eurichir de quelque instrument nouveau la belle collection qu'il a lôguée par testament au Conservatoire. Le souvenir de ces joies est consigné à la première page des mémoires de Roger, parus sous le titre de Carnet d'un Ténor :

« Jeudi, 4 mars 1847. — Dlué chez Clapisson. Quel homme heureux I Grâce à son succès de Gibby, le voilà arrivé à une aisance qu'il était loin de con- □aitre. Comme il jouit de tout avec délices! Il se fait un immense bonheur avec les mille riens dont se compose le confort de la vie : il a enân des tapis, uu calorifère dans sa salle à manger; il a chaud; ses amis ont chaud et regardent avec admiration ses curiosités et ses vieux instruments. Il a été chez le duc de Nemoursl II laisse arrondir soa ventre saus craindre que son ventre soit en contradiction avec sa fortune ; c'est vraiment plaisir de voir une fois par hasard le bonheur niché dans une famille qui sait en jouir et qui l'a mérité, »

Après les œuvres nouvelles, il nous reste à mentionner les repriseà d'ouvrages anciens ; on en compte quatre pour l'année 1846 : le Roi d'Yvetot, dont nous avons déjà parlé (20 février) ; Emma, (24 avril) ; Zémire et Azor (29 juin); Paul et Virginie (14 août).

Emma eut peu de succès, faute peut-être d'une interprétation suffisante, car cette petite partition contient de très agréables pages, et cet essai de faire revivre un léger opéra-comique datant de 1821 et occupant le numéro quatre dans l'œuvre dramatique du maître, aboutit simplement à huit représentations.

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