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caprice de ceux qui l'admiûlstraient. Le théâtre était entièrement de bois, et le luxe de la aalle avait pour limites obligées les ressources généralement modestes de l'exploitation. Parfois cependant la magnificence d'un directeur s'y donnait carrière, comme on le vit en 1752 avec le fameux Monnet, qui dépensa bel et bien 45,000 livres en constructions. Mais, si' ornées qu'elles fussent, ces constructions gardaient un caractère provisoire ; non seulement elles offraient plus que toute autre une proie facile à l'incendie, mais encore elles demeuraient à la merci d'une foule de privilèges et concessions qu'un simple caprice suEflsait à retirer.
DEDXi&UB 8TATI0N. — Hôtel de Bourgogne (i7iî2-i783).
' Pendant un long temps de la période précédente, rOpéra-Comique avait dû soutenir la concurrence d'acteursitaliensqui, chassés de France par LouiaXlV en 1697, avaient reparu presque aussitôt après sa mort et obtenu du Régent, en 1 7]6, l'autorisation de jouer, d'abord au Palais-Royal où ils alternaient avec l'Opéra, puis à l'Hôtel de Bourgogne, où ils s'étaient constitués en société sous le titre de Comédie-Italienne, le 27 octobre 1719. Ils exploitaient un répertoire d'où la musique était généralement absente. Néanmoins, le succès obtenu le 4 octobre 174G par la ServaPadrona,de Pergolèse, les avait mis en goût, et l'arrivée de nouveaux chanteurs italiens, en 1752, n'avait fait qu'accentuer plus encore ce mouvement artistique. L'Opéra-Comique et la Comédie-Italienne méritaient l'honneur d'occuper l'attention, de passionner l'opinion et de susciter des querelles de plume où les uns tenaient pour la musique natio-