‹ Histoire de l'Opéra-Comique. La seconde Salle Favart--1840-[1887] (volume 3)Chapitre 5 sur 49 · LES STATIONS DE L'OPÉRA-COUIQUE · texte numérisé non relu

LES STATIONS DE L'OPÉRA-COUIQUE

tionale, les autres pour la musique étrangère. C'est le temps où Jean- Jacques Rousseau déraisonnait à plaisir, prétendant démontrerqu' « iln'y ani mesure ni mélodie dans la musique française, parce que la langue n'en est pas susceptible, que le chant français n'est qu'un aboiement continuel, insupportable à toute oreille non prévenue, que l'harmonie en est brute, sans expression, que les airs français ne sont pas des airs », et il soutenait, pour conclure, que « les Français n'ont point de musique et n'en peuvent avoir, ou que, s'ils en ont, ce seraianf pis pour eux, n Il arrive souvent que les ennemis de la veille deviennent les alliés du lendemain, et que, par des concessions réciproques, on se rapproche au point de combattre ensemble sous le même drapeau. Ainsi fut-il pour les chanteurs français et les bouffoTis italiens, comme ou disait alors. En 1762, une ordonnance du Roi réunit les deux théâtres en un seul sous la dénomination de Comédie-Italienne et lui assigna pour domicile le palais modeste que cette dernière tenait du Régent depuis 1716, l'Hôtel de Bourgogne, situé rue Française et rue Mauconseil. C'est dans cette salle, renommée à plus d'un titre, car elle avait au siècle précédent servi de berceau à la Comédie- Française, que l'Opéra- Comique grandit et prospéra de 1762 à 1783. C'est là qu'il faut enregistrer les grands succès des librettistes comme Sedaine, Anseaume, Marmontel, et des compositeurs comme Duni avec les Deux chasseurs et la laitière (1763), Monsigny avec Rose eiCo[as(I764), le Déserteur (1769), Philidoravec Tom Jones (1765), Grétry; enfin, avec leIIuron{ilè8], Lucile {\im),leTableauparlant{ll&9), les Deux Avares (1770), Zémire et Azor [ini], etc., tous ouvrages qui ne sont pas seulement connus des

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