CHAPITRE FINAL
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Le, 12 mai 1887, à la Chambre des députés, une interpellation se produisait qui passa d'abord presque inaperçue, comme il est d'usage pour les questions de ce genre, mais à laquelle les événements allaient donner, rétrospectivement, une exceptionnelle gravité. M. Steenackers interrogeait le ininistre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts sur les dangers que présentait l'Opéra- Comique en cas d'incendie ; la demande du député de la Haute-Marne et la réponse de M. Berthelot intéressent assez Thistoire da théâtre pour que nous jugions opportun de citer ici quelques fragments de ces discours, empruntés au texte même du Journal officiel.
M. SteexNackers — Il est bon de dire et de rappeler &
M. le ministre qu'après Tincendie de 1838, la salle fut reconstruite sur le même emplacement, sans qa'on tint le moindre compte des dégagements nécessaires aux locaux de service. L'architecte oublia complètement que la scène et srdépendances, déjà trop restreintes en 1783 pour un personn de 60 artistes ou employés, étaient devenues tout à fait ir suffisantes en 1838, alors que le théâtre employait 250 pei sonnes.
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Depuis cette époque, le public est devenu fort eiigeant; il De se coDtente plus des mises en scène qui suffisaient auï opë ras-comiques de ûrétrj, d'Auber et d'Adam ; STee la satisFaction de l'oreille, il demande le plaisir des jeux, et les œuvres de Meyerbeer, de Gounod, d'Ambroise Thomas, telles que l'Étoile du Nord, Roméo ou Mignon, nécessitent des exigences de personnel et un matériel qui sont bien loin des besoins de la première époque.
Aujourd'hui, le théâtre de l'Opéra-Comique compte un personnel de 450 artistes ou emploj'ès, lequel travaille, se meut, et s'agite dans un espace de 366 mètres carrés, le même qu'en 1783, espace dont il faut encore retrancher la place nécessaire aux châssis, aux décors, aux praticables, de telle sorte que les couloirs de dégagement sur la scène iont tellement encombrés que, la plupart du temps, ils n'ont guère plus de 30 k 60 centimètres de largeur.
C'est dans cet espace restreint que se fait le service. En cas de sinistre, — c'est là que je veux en venir, — le danger se présenterait sous deux faces aussi terribles i. envisager l'une que l'autre.
Dans le premier cas, le feu peut se déclarer pendant q^e tout le monde est en scène; or, si le personnel voulait fuir, il ne trouverait comme issue qu'une porte donnant sur un escalier tortueux aboutissant à. un couloir, k une sorte de boyau, par lequel se précipiteraient de leur côté les musidens de l'orchestre avant de déboucher sur la rue,
Dans le second cas, c'est-à-dire si le feu se manifestait pendant un enlr'acte, alors que les artistes, les choristes, les danseuses, les figurants, les habilleuses sont dans les loges, le désastre serait effroyable et voici pourquoi.
Le bâtiment de lu scène comporte sept étages, entre iesqnels est réparti non seulement le personnel artiste, mais "Dcore les employés de la direction, de l'administration, Jos lagasins de costumes, d'accessoires, de copie et de couture ; it plus on monte, plus on s'élève, plus ce personnel est cn- '■assé dans des soupentes absolument inhabitables. Eh bien, xa sept étages — M . le ministre le sait comme moi, car il a
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yisîtè les lieux, •— ne sont reliés entre eux, au-dessus des cintres, que par deux ponts de bois suspendus, larges de 60 centimètres. Si le feu prenait sur la scène, je n'ai pas besoin de dire que ces ponts de bois seraient les premiers la proie des flammes et ne serviraient absolument à rien. De plus les b&timents sont desservis, de chaque côté du thè&tre, par un escalier de 170 marches, qui n'a pas toujours 1 mètre de large, et dont la pente au 6^ et au 7^ étage est vertigineuse.
Ces escaliers, dont l'un est en bois, feraient, en cas d'incendie, l'office de cheminée d'appel, et comme, dans les théâtres, le feu se propage avec une rapidité effrayante, il est facile de se rendre compte du sort réservé à des malheureux affolés par la panique, qui chercheraient à fuir par ces escaliers, s'y entasseraient, s'y écraseraient, et seraient k coup sûr asphyxiés par la fumée avant d'être carbonisés par les flammes. Beaucoup des employés du personnel chercheraient le salut en se précipitant par les fenêtres et viendraient se broyer sur le pavé des rues : on aurait une seconde édition du désastre occasionné, à Rouen, en d876, par l'incendie du théâtre des Arts.
Mais je tiens & faire remarquer à M. le ministre que, si un pareil malheur arrivait, il ne faudrait accuser d'incurie ni la préfecture de police, ni la préfecture de la Seine. C'est par centaines que ces administrations ont adressé des rapports dans lesquels il est dit qu'il faut absolument y remédier, si Ton ne veut pas assumer la plus grave des responsabilités.
Après avoir signalé le mal, le clairvoyant député indiquait le remède : acheter l'immeuble qui fait face au boulevard des Italiens, et l'aménager pour les besoins du service, ce qui entraînerait une dépense de trois millions, d'où il fallait déduire, en premier lieu, le prix de l'immeuble situé place Louvois, qui sert de magasin de décors et qui a une valeur (' 800,000 francs; en second lieu, les loyers des boi tiques de l'immeuble à acquérir, qui rapportée 60,000 francs, ce qui représente un capital d^^
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1,200,000 francs. La dépense pouvait dooc alor^ ne dépasser guère un mlllioii, et M. Steenackers termi- Dait justement son discours en disant: « C'est au gouvernement d'aviser, et, selon moi, d'aoiser au plus vite. j>
La réponse du ministre ne ât que justifier les si-> nîstres prévisions de son ioterpeliateur.
M. Berthelot. — ... Je me suis préoccupé de cette question : elle m'a déjà élé soumise cet hiver. J'ai visité les locaux; j'ai constaté en effet que, s'il est facile d'ouvrir des dégagements aux spectateurs en cas d'accident ou d'incEndie, la difBculfé est inconaparablement plas grande au po:nt de vue du personnel... ËQ effet, le dégagement de plus de la moitié de ce personnel ne peut s'effectuer que par une planche de 60 à 80 centimètres de large, et qui est située audessus du cintre. C'est un véritable pont de Mahomet. Je crois que l'honorable M. Steenackers a dû y passer. (HUaritê.)
M. Steenackers. — Oui, mais le feu n'était pas dans les cintres.
M. Bebthëlot. — ... Je répète que cette situation est tout à fait dangereuse, et il est positif que si le feu se déclarait dans r Opéra-Comique — et cette éventualité est malheureusement presque certaine dans un temps donné... (Exclamalims en sens divers.)
Permettez, il n'est aucun théâtre qui n'ait hrùlé, et mâme plusieurs fois, dans l'espace d'un siècle. C'est un fait de statjstique; par conséquent, nous pouvons considérer comme probable qite l' Opéra-Comique brûlera... (On n'i.) J'espère loulefoia que ce sera le plus tard possihle.
flans la situation acttieUe, si l'incendie se produisait pendant une représertlafion, ce serait une catastrophe.
Il est certain, comme on le faisait observer tout à l'heure, qu'on serait exposé à voir périr plusieurs centaines de persfmnes. C'est là une responsabilité très grave, une éventualité qui mérite au plus haut degré l'attention iju gouvemenjent et du Pïrleinent,
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Le ministre, ainsi que le député, voyait la solution du problème dans l'acquisilion de la maison n" 11 du boulevard des Italiens; mais les dépenses probables inquiétèrent la Chambre, dont le senliment se manifesta par des exclamations variées, et l'on accueillit gaiment (!) ta fin du discours de M. Berthelot, parlant d'apporter à la Chambre im projet de loi :
... Ce projet de loi avait été préparé en 1883 par le conseil des bâtiments civils... Depuis 1S83 il est resté dans les cartona, attendu qu'on a reculé devant la dépense. La seule chose que je puisse faire, c'est de soumettre la question h mon collègue des finances. (On rit.)
L'hilarité mit fin à l'incident. On avait pris ioy«usement cette série de révélations, et, l'ordre du jour appelant la suite de la discussion d'un projet de loi sur le régime des sucres, M. Léon Renard, premier orateur inscrit, put, sans provoquer l'étonnemeat de l'assemblée, commencer ainsi soe discours : c Messieurs, je vais vous ramener d'une discussion plaisante à une discussion bien sévère... »
Treize jours après cette interpellation, on ne songeait plus à rire: l'incendie et la mort accomplissaient leur œuvre de destruction en se conformant, pour ainsi dire, de point en point au lugubre programme tracé par M. Steenackers. C'était le 25 mai ; on avait joué le Chalet, et commencé le premier acte de Mignon. Pendant l'ensemble qui suit l'entrée de Wilbelm, tandis que M'" Simonnet, chargée du rôle principal, chantait sa prière « Vierge, mon seul espoir a, quelques flammèches tombèrent sur Ir scène, aussitôt éteintes avec le pied par les artiste en scène, sans que le public s'en aperçiit d'abord Comme elles tombaient plus nombreuses et plus vo-
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lumineuses, M. Taskia crut devoir prendre la parole pour rassurer le public, et M. Bernard, régisseur, qui se trouvait parmi les choristes, se joignit à lui pour recommander le calme devant un péril qui semblait alors devoir être aisément conjuré. Quelques spectateurs, déjà levés, se rassirent ; d'autres sortirent, mais avec si peu de précipitation qu'ils reprirent leurs effets au vestiaire, et se firent même délivrer des contremarques au contrôle. Quatre ou cinq minutes s'étaient écoulées entre les premières étincelles et l'apparition des flammes ; c'était peu, mais c'était assez pour évacuer sinon le théâtre, au moins la salle. On doit donc admettre qu'à Torchestre, aux baignoires et aux premières loges, tout le monde eut le temps de descendre par l'escalier principal.
Malheureusement, nul n'avait songé à baisser le rideau de fer ; très vite, par conséquent, la cheminée du lustre et Touverture presque simultanée de toutes les portes des loges formèrent autant d'appels d'air; la flamme, sollicitée ainsi de tous côtés, léchait rapidement les murs et gagnait en un clin d'oeil le plafond. Surle théâtre, acteurs, choristes, figurants, employés, tous s'étaient précipités vers les issues quileur étaient familières, et tous aussi, sauf quelques imprudents ayant voulu remonter dans leurs loges, s'échappèrent sans trop d'encombre. De même, les musiciens d'orchestre avaient pu s'engoufi'rer rapidement dans l'étroit couloir qui desservait leurs places ; mais il était temps, nous racontait l'un d'eux, le dernier, qui, en sortant, eut la sage précaution de refermer la porte derrière lui : « Il me semblait, disait-il, que la flamme me poursuivait et allait me happer par les basques de mon habit. »
Pour comble d'infortune, l'obscurité se fit brusque-
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ment. Le chef gazîer, craignant une formidable explosion si la flamme gagnait le « jeu d'orgue » qui distribuait le gaz dans les diverses parties du théâtre, éteignit d'un seul tour de clef toutes les lumières : dès lors le sinistre aboutit à la catastrophe. Dans les couloirs de la salle, la foule, aveuglée par la fumée, cherchait à l'aventure des issues vers lesquelles personne ne la guidait, et se débattait follement au milieu de ténèbres qu'éclairaient seulement les reflets sombres de l'incendie, gagnant à chaque minute un terrain nouveau. Les spectateurs des deuxièmes galeries, troisièmes et quatrièmes loges et de l'amphithéâtre des quatrièmes devaient avoir à leur disposition quatre escaliers, savoir : du côté droite deux escaliers, dont l'un, dit escalier de secours, aboutissait à la rue Favart, dont l'autre, dit escalier de fer ou escalier Marmier (parce qu'il desservait la loge appartenant aux héritiers de Ohoiseul), était situé vers l'avant-scène et aboutissait à la même rue ; du côté gauche^ deux escaliers placés symétriquement aux deux précédents, dont l'un, dénommé aussi escalier de secours, aboutissait à la rue Marivaux, et en outre, dans une galerie qui se terminait par une sortie au coin de la place Boïeldieu, dont l'autre, dit escalier de pierre, aboutissait dans le couloir de l'orchestre et des baignoires. Mais presque aucun de ces dégagements ne fut appelé à rendre les services qu'on en attendait. On ne connaissait guère, ou même on ignorait tout à fait l'escalier Marmier, dont rien n'indiquait en temps ordinaire l'utilisation possible. Victimes de leur affolement, les uns s'entassaient par erreur dans une buvette du second étage, où To découvrit le lendemain 27 cadavres amoncelés ; le autres réussissaient à utiliser l'escalier de la ru
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Marivaux ; mais ils trouvaient en bas la porte fermée, el succombaient, soit qu'ils eussent voulu y rester, soit qu'ils fussent remontés pour se heurter à un nouvel et impitoyable ennemi, l'asphyxie.
En efTet, il ne paraît pas y avoir eu, dans le grand escalier du moins, de ces cohues terribles où Ton s'étouffe pour avancer. Les paliers inférieurs étaient même absolument libres et l'on put croire tout d'abord que personne ne restait plus dans les couloirs de la salle. Mais bien des malheureux avaient péri sans pouvoir atteindre le premier étage, les uns empoisonnés par l'oxyde de carbone que dégage la combustion des décors, les autres frappés par ce que les médecins légistes appellent le « coup de chaleur », conséquence fatale d'une température qui, suivant leur dire, atteignait au foyer central 1,500 ou 2,000 degrés, lorsque 60 en pareil cas peuvent être funestes.
Le feu avait éclaté à neuf heures cinq minutes, et les pompiers, prévenus aussitôt, de l'intérieur même du théâtre, étaient accourus : ceux de la rue Drouot, de la Bibliothèque nationale et de la rue Blanche, vingt minutes environ après le signal donné. Un quart d'heure plus tard arrivaient ceux de la rue Saint-Honoré, de l'État-Major, de la rue de Rome, et finalement ceux du chemin de fer de l'Ouest, de la Villette, des rues Jean-Jacques-Rousseau, du Ohâteau-d'Eau et de Château-Landon. Quatre pompes à vapeur, rue Pavart, et six, place Boïeldieu, étaient mises en batterie sous les ordres du colonel Oouston et du lieuteuant-colonel Vassal. A onze heures, l'incendie sévissait dans toute sa violence ; la toiture s'effondrait avec un bruit terrible, laissant passer comme une gerbe de flammes colorées, analogue à celles que produit l'éclat d'une pièce d'artifice, et, peu
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après, rintensité du foyer commençait à diminuer. A onze heures et quart, tout danger était écarté pour les habitations voisines; à minuit, on se trouvait presque maître du feu et Teau des pompes ne servait plus qu'à noyer les décombres.
Dès le début, on avait mesuré l'étendue du désastre : on avait compris qu'on ne pouvait sauver les bâtiments et qu'il fallait, faisant la part du feu, se contenter de sauver les gens. Là se porta le principal effort des pompiers, qui réussirent, avec leurs hautes échelles, à secourir bon nombre de spectateurs, réfugiés soit sur le balcon de pierre qui bordait sur trois côtés le bâtiment à la hauteur du troisième étage, soit sur l'entablement, muni d'un garde-fou dans une certaine partie de sa longueur, qui courait autour du théâtre à la hauteur du sixième étage. Quelques personnes, toutefois, gagnées par le vertige, s'abîmèrent sur le sol ; d'autres furent précipitées par le fait même de l'encombrement de ces étroits espaces. Pour le personnel, les dangers étaient d'autant plus grands que les lieux occupés par lui se trouvaient à une hauteur plus grande. Les choristes avaient leurs loges au cinquième étage, les figurants au sixième, et les ateliers de costumes s'étendaient sous les combles, à la hauteur d'un septième étage. Parmi les choristes, Vallière et Auge n'échappèrent à la mort qu'après avoir passé trois quarts d'heure cramponnés à l'appui de leur fenêtre. Les figurants réussirent à s'échapper tous par l'entablement, et les costumières, guidées par leur maîtresse, M"« Thomas, se réfugièrent d'abord sur le chéneau qui couronnait l'édifice, puis, avec un cc" rage peu commun, se laissèrent glisser de là jusqi l'entablement, où l'on put les délivrer. Quant ai
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danseuses, dont trois étaient asphyxiées dans leur loge, denï s'élancèrent dans l'escalier en flammes mais une seule fut sauvée. M"' Assailly, au prix de' cruelles blessures.
On peul.donuer ici la liste des morts appartenant au personnel du thé&tre :
ChorisleÊ : Tierce, qui s'enferma dans sa loge pour attendre du secours et périt asphyxié ; Maquaire dit Charbonnet, qui se brisa la colonne Terlébrale en se jetant par la fenêtre ;
Coslumiire : M- Fouasse, qui tomba du haut de l'entablement et mourut des suites de ses blessures -
Danseuses ; M«" Tourtois, Ferri et Oillet, asphyxiées dans leur loge; M" Varnont, disparue dans les
Habilleuie : M'" Lesceurre, asphyxiée dans la loge des trois danseuses ;
Habilleurs : Bertault et Janio, asphyxiés ; Moulu tombé de l'entablement sur le trottoir de la rue Mari^ vaux;
Ouvreuses : M— Lestrade et Barbe, asphyxiées la première dans la buvette des deuxièmes galeries' la seconde dans son vestiaire, dont la porte refermée sur elle, ne put se rouvrir ; M" VieiUiot, retrouvée dans l'escalier de fer et reconnue seulement à ses bas, qu'elle avait eu la coquetterie de montrer à ses compagnes en arrivant au théâtre ; M™ Blondel enfin et M- Couturier, qui, passant d'une petite fenêtre des quatrièmes loges sur le chemin de pierre oui faisait le tour de l'édifice, vint se briser sur le nivé de la rue Marivaux. '^
Cinq hommes et onze femmes : eu tout, seize vie times. Quant an nombre total des disparus on ne pourra jamais le fixer d'une façon précise et certaine
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Dans les décombres, on retrouva soixante--seize corps, qui furent reconnus ou non ; mais la fournaise avait pu consumer bien d'autres cadavres dont il ne restait que la cendre, des os calcinés, des débris informes, échappant à toute funèbre statistique : tel est d'ailleurs Tavis de plusieurs témoins, appartenant au personnel, qui ont toujours estimé à plus de cent le nombre des victimes. Puis, au chiffre officiel de 76 suivant le procureur de la République, de 84 suivant le Préfet de police, il faut ajouter le chiffre ignoré des blessés qui succombèrent par la suite, sans que leur famille en prévînt l'administration pour lui permettre de faire un complet recensement. D'autre part, il convient de rappeler qu'il y avait bien dans la salle, vu la recette encaissée, 1,600 spectateurs ; avec les artistes et les employés ordinaires ou extraordinaires, c'était donc un total de près de deux mille personnes qui se trouvaient au théâtre le soir de l'incendie.
Quand de pareils désastres surviennent, on s'occupe d'abord d'en rechercher les causes. Cette fois, Fenquéte, longue et minutieuse, aboutit à des résultats non douteux. Le feu, communiqué par la herse n** 1 à une portion de décor appelée bande d'air, prit à la hauteur du premier cintre, côté jardin, c'est-à-dire à la gauche du spectateur, du côté de la rue Marivaux. La herse se trouvait trop rapprochée du décor, et, au dire du chef machiniste Varnout, le filet recouvrant ce décor pour produire un effet de perspective, pouvait avoir quelque maille déchirée et flotter au moindre souffle d'air. D'ordinaire, ces commencements d'incendie s'éteignent sans que le public s'en doute. Ainsi, en 1881, pendant les Contes d' Hoffmann f un accident de ce genre n'avait eu.
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grâce aux prompts secours du pompier de service, aucune fâcheuse conséquence. A l'Opéra-Comique, le service des pompiers était fait en grand'garde de 24 heures par un caporal et quatre sapeurs. On leur adjoignait, pour le temps de la représentation, un sergent qui prenait le commandement du poste, un deuxième caporal et un cinquième sapeur : ce qui faisait un personnel de huit soldats. L'escouade avait à sa disposition, pour combattre le feu, 38 établissements, dont 8 sur la scène même, savoir : 4 au premier cintre, 2 au deuxième et 3 au troisième. On sait qu'un établissement se compose d'un tuyau de cuir, avec garniture de bronze, vissé sur une conduite d'eau et enroulé autour d'un crochet. Quelques secondes suffisent à le mettre en état de fonctionner. Lorsque brillèrent les premières étincelles après une carbonisation de quelques instants, le pompier André qui se trouvait à portée du foyer initial n'avait qu'à utiliser le seau et l'éponge à main, conformément à la consigne générale du 29 décembre 1881, mais il suivait des yeux le spectacle ; il fallut, pour le tirer de sa contemplation, que l'émoi des artistes et du public vînt l'avertir du danger. « A ce moment, son manque de vigilance pouvait encore être racheté par un peu de présence d'esprit. Il suffisait qu'André développât son établissement et dirigeât un jet d'eau sur le décor qui commençait à flamber pour que le péril s'évanouit. » Il se contenta d'ouvrir le robinet de son établissement et de dérouler quelques mètres de tuyau ; puis, affolé, il battit en retraite. Le sergent Cumine, chef de poste, occupait la petite loge de service située sur la scène entre le rideau d'avantscène et le manteau d'Arlequin, côté cour, c'est-àdire à droite du spectateur ; dès qu'il vit se passer
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quelque chose d'anormal, il sortit pour s'en rendre compte, ainsi que le voulait la lettre du règlement» Malheureusement, au lieu de faire attaquer le feu par ses hommes et de leur donner l'exemple en se servant de l'appareil qui était à sa portée, le sergent, dans son formalisme exagéré, ne songe d'abord qu'à faire ce qu'il appelle une reconnaissance. Il monte trois étages pour arriver au cintre. Là» constatant la gravité de la situation, il développe l'établissement à sa portée et ouvre le robinet. Puis, avant même d'avoir soulevé sa lance, il change d'idée, redescend, traverse les dessous et court au poste faire jouer l'avertisseur reliant le théâtre à la caserne de la rue Blanche, précaution déjà prise par un autre pompier, le caporal Oharton. Toutes ces allées et venues perdaient, on le devine, des minutes précieuses. Un fragment de décor enflammé avait, en tombant sur la scène, déterminé la retraite définitive de tous lesartistes; d'autres décors avaient pris feu, et les machinistes, à défaut de pompiers, s'efforçaient vainement de les abattre ; ces toiles, serrées les unes contre les autres, étaient tenues par des « fils » qu'on ne parvenait pas à démêler, et cet écheveau d'un nouveau genre s'embrasait par voie de contact avec une foudroyante rapidité. Tout le haut était encombré de décors, ressemblant, suivant la pittoresque expression d'un témoin, aux feuillets fermés d'un livre suspendu qu'on apercevrait par sa tranche inférieure. Il y avait là, sur une profondeur d'environ 14 mètres, 30 rideaux de fond, 60 frises, 1 1 fermes de plafond, et cette accumulation, qui d'ailleurs se retrouve dans tous les théâtres où les spectacles soi fréquemment renouvelés, était rendue nécessaire à i salle Favart par la nature même de son répertoire
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Une telle obligation constitue une gêne pour le service et un danger pour Tédifice ; on comprend, en feffet, avec quelle facilité s'enflammèrent tous ces matériaux desséchés par la vétusté et par la chaleur intense à laquelle ils étaient soumis chaque soir. Livrés à eux-mêmes, effarés, les pompiers avaient perdu tout sang-froid ; ils ouvraient, comme Gential, des robinets d'eau sans développer la garniture, ou, comme Oharton, développaient des garnitures dont ils n'ouvraient pas le robinet. Sur un commandement du chef de l'escouade, les huit établissements de la scène pouvaient être mis en batterie, et, d'après les experts, cinq d'entre eux pouvaient en quelques secondes faire converger leur jet sur la toile qui commençait à flamber. Il n'en fut rien, et ce désarroi des premiers instants explique sans l'excuser ce fait douloureusement vrai, malgré son invraisemblance : on se trouvait en mesure de combattre l'incendie, et l'on renonça pourtant à la lutte, sans avoir lancé sur le foyer initial unje seule goutte d'eau.
A peine est-il besoin de rappeler l'émotion profonde causée par un tel désastre. Elle se traduisit dans la presse* par des récits fantaisistes où l'on a quelque peine à démêler la vérité que les reporters, sciemment on non, travestissaient afin de mieux frapper l'imagination du lecteur ; le roman était présenté comme de l'histoire, en attendant qu'il devînt de la légende. Un exemple suffira : certain grand journal illustré publiait un charmant dessin de Lanos représentant une actrice en costume, vue de dos, arrêtée devant une porte qu'elle essayait vainement d'ouvrir avec ses doigts crispés sur les battants, et voici par quel texte pathétique ledit journal commentait cette vignette ; « M"® Merguillier qui s'est
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attardée en passant au foyer des artistes, arrive trop tard pour trouver libre la sortie de la rue Pavart ; la malheureuse jeune femme, seule, perdue dans ce théâtre en feu, a la préseace d'esprit de gagner un couloir de la rue Marivaux aboutissant à une porte réservée au personnel du théâtre. La porte est fermée î elle frappe; on ne l'entend pas. Elle sent derrière elle le brasier qui envahit, le feu qui gagne de seconde en seconde. C'est la mort, la mort affreuse, alors qu'une simple planche la sépare de la rue. Elle se précipite sur cette porte, déchirant ses fines mains de femme contre le bois qui résiste ; c'est un effroyable instant. La jeune femme tombe anéantie, elle a tenté son dernier effort 1.., Soudain, une voix résonne de l'autre côté... On vient... Ce n'est point un rêve, une hallucination... On lui parle, elle est sauvée I... » Or, dans sa déposition devant le tribunal, la même M"* MerguilUer s'esprimait tout simplement ainsi ; « Nous en étions au premier ensemble de Mignon, quand Soulacroix m'a crié l o Le théâtre est en feu, sauvez-vous 1 » J'ai pris les couloirs; je me suis trouvée à Tendroil où le public sort par le couloir des baignoires. Un grand nombre de personnes sortaient par la porte ordinaire sans trop se presser ; à ce moment, on voyait encore clair dans les couloirs que j'ai traversés, et j'ai pu quitter le théâtre sans accident. »
On voit par ces quelques lignes si la relation imprimée différait de la réalité, quand, d'une façon générale, cette réalité était assez terrible par ellemême pojr qu'il devint superflu d'en charger lei couleurs. Le procédé avait du moins l'avantage d'exciter davantage la pitié publique; il contribuait ainsi à développer le grand élan de charité qui se
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manifesU dès la première heure, à Paris, en France, et même à l'étraDger. De tous côtéa, en effet, les dons affluèrent. Kepréseniations et concerts soii^anisèrent un peu partout. De ces derniers, le plus important fut sans contredit celui qui eut lieu le 8 juin au Trocadéro. Les ouvrages dont les fragments li-iiraient au programme comptaient parmi les gi'auJs succès de l'Opéra-Comique, et résumaient en qui'Aque sorte son répertoire ancien et moderne. Lis interprètes étaient les artistes de la troupe actuelle auxquels avaient tenu à se joindre quelques catii;!rades du temps passé, et la recette atteignit prô.^ <ie 50.000 francs. La Chambre avait spontanément voté un subside de 200,000 francs, le Conseil municiiial de Paria, un secours de 10,000 francs, le Coiix.mI municipal de Vienne avait envoyé 10,000 francs ti Iti tbé&tre An der Wien 1,000 francs. Le total des scmscriptions s'élevait à 6 ou 700,000 francs. Avec eus sommes on pouvait parer aux premiers besoins, ^o courir les misères urgentes et attendre, non sen.lo mentla réouverture du théâtre dans un autre local, mais encore la solution des difficultés auxquelles allait donner lieu la recherche des responaabiliiés.
Aussitôt après la catastrophe, l'opinion s'était violemment dâchatnée contre le directeur de l'Opora- Comique, dont les moins farouches demandaicn' la démission. M. Carvalho fit front à ces attaques <:\\ écrivant au ministre des Beaux-Arts la lettre Euivante :
« Monsieur le ministre, au lendemain de rincen'!ie de rOpéra-Comique, vous avez bien voulu ne [--is faire usage de l'arliele de mon cahier des chin.'^f's qui TOUS donnait le pouvoir de me retirer mon privilège. Vous estimiez qu'il convenait d'attendru les
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décisions de la justice. O'est dans la même pensée d'équité que, dernièrement encore, vous me confir-
iniez dans mes fonctions de directeur, en me chargeant d'installer provisoirement l'Opiira-Oomique dans l'ancienne salle du ThéMre-Lyrique. Le sentiment qui voua a dicté cette mesure n'a pas été compris. Pour sauvegarder tous les intérêts, peut-être convient-il en ce moment que je me tienne à l'écart. C'est un sacrifice auquel je me résigne, et je tous demande avec instance, monsieur le ministre, de vouloir bien confier la conduite des affaires de théâtre à un administrateur provisoire, et cela jusqu'au jour où la justice aura prononcé. Veuillez agréer... »
L'administrateur provisoire fut nommé en la per- ■ sonne de M. Jules Barbier, et l'enquête judiciaire aboutit au renvoi devant le tribunal correctionnel de sept personnes, savoir ; M. Carvalho, directeur de rOpéra-Coinique ; M. Archambault, architecte des Beaux-Arts ; M. Lecoiute, contrôleur en chef; M. Varnout, chef machiniste ; M. Balland, concierge du théâtre ; M. Cumine, sergent de pompiers ; M. André, pompier.
A cette affaire, la 9° chambre, présidée par M, Grehen, consacra dix séances (16, 17, 18,22,23, 24, 30 novembre, 3-, 7 et 15 décembre). M. Sauvajol, juge suppléant, faisant fonction de substitut, soutint la prévention, et le Tribunal, renvoyant des fins de la poursuite le sergent Cumine, MM. Archambault, Varnoul, Balland et Lecointe, condamna M. Carvalho à trois mois de prison, 200 francs d'amende, et le pompier André à un mois de la môme peine. Ces deux derniers furent en outre condamés à payer solidairement auï diverses parties civiles une somme totale de 50,000 francs. De ce jugement sévère, appel
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fut interjeté, et, après les audiences des 22 fôveier, 7 et 14 mars 1888, la Cour, présidée par M. BressoUe, rendit un arrêt qui infirmait la décision des premiers magistrats et aboutissait à un acquittement complet sur tous les chefs d'accusatiou.
Cependant, depuis le l" octobre, toute trace de la salle Favart avait disparu ; les ruines, adjugées à un entrepreneur, avait été vite enlevées, et l'emplacement du théâtre se confondait désormais avec la place Boieldieu. Pendant ce temps, après d'assez longues hésitations sur le choix de l'immeuble où il convenait de transporter provisoirement l'Opéra-Comique, on avait fini par traiter avec la Ville de Paris pour l'ancien Théâtre-Lyrique de la place du Ohâtalet , La Chambre, avant de se séparer au mois de juillet, vota un crédit extraordinaire de 500,000 francs aflii d'aider à la reconstitution du matériel des décors et des costumes. La réouverture eut lieu le 15 octobre, sous la direction intérimaire de M. Jules Barbier, et, le 1=' janvier 1888, lui succéda, à titre définitif, M. Paravey, ancien chanteur, et alors directeur à Nantes.
Il convient, pour la conclusion de notre récit, de résumer pour ainsi dire, en quelques noms et quelques chiffres, le bilan dramatique et musical des quarante-sept années dont nous avons raconté l'histoire.
Le nombre des pièces données pour la première fois à la seconde salle Favart s'élève à deux cent soixante-quatorze; savoir : 3 en cinq actes; Il en quatre ; 105 en trois ; 31 eu deux, et 124 en un.
Mais parmi ces pièces, vingt-cinq avaient été jouées déjà plus ou moins sur d'autres scènes, soit au Théâtre-Lyrique, soit aux Italiens, soit à l'étrangerj
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soit dans des réunioQB particiilièree. Vu leur quantité relativement petite, nous les citons ici, en les rangeant d'après la date de leur entrée à l'Opéra-Comique, et en marquant entre pareutiièses le nombre d'actes qu'elles comportent :
1855, Jacqueline (i); 1858, le Sylphe (1); 1860, Ma tante dort [\) ; 1861, Au travers du mur (l) ; 1862, les Charmfurs (I); 1863, les Amours du Diable (i); 1866, la Cclombe (i) ; 1868, les Dragons de Villars (3), le Café du roi (1); 1869, Jaguaritff. (3); 1872, les Ifoces de Figaro (4), Bonsoir voisin (1), le Médecin malgré lui (3); 1873, Maître Wolfram (l)î Homéo et Juliette (5) ; 1874, Mireille (5) ; 1876, Philémon et Bauois [i); 1877, Mam'zelle Pénélope (1); Mil?,, la Statue {i)\ \61'^, la Flûte enchantée {h) \ 1880, le Bi-ns{\]; 1881, l'Aumônier du régiment [l) ; 1883, la Perle du Brésil (3) ; 1884, le Barbier de Séville (4) ; 1888, la Tramata (4).
D'autre part, il faut noter ici les œuvres dont la première représentation avait eu lieu arant l'ouverture de la seconde salle Favart, c'est-à-dire constituant le répertoire ancien de l'Opéra-Comique, antérieur à 1840. On en comptait 5 en quatre actes, 31 eu trois, 10 ea deux et 29 en un, soit au total soisantedis-sept pièces.
Si donc l'on réunit ces chiffres divers, et si l'on excepte de ce bilan rétrospectif certains ouvrages donnés au théâtre, mais n'ayant pas de caractère draautique, comme tes cantates ofQcielles ou de circonstance exécutées bous l'Empire, et des oratorios tels que GaUia, Marie-Magdeleine, la Messe de Requiem, on arrive au chiCfre de trois cent cinquante et un, qui est exactement celui des œuvres jouées à la seconde salle Pavart de 1840 a 1887, et réparties ainsi :
LINCBNDIB
5 actes . .
^IMM
Total. .
Pour ces trois cent cinquante et une œuvres on compte cent trente-trois compositeurs, et peut-être ne lira-t-on pas sans curiosité la liste suivante. Elle comprend les noms de tous ces compositeurs, répartis ou classés suivant le nombre d'œuvres qulls ont fait représenter, c'est-à-dire indirectement suivant le degré de faveur auprès du public. C'est Auber qui tient là tète, et de beaucoup.
25 ouvrages : Auber.
16 — Adam (Adolphe).
15 — Thomas (Ambroise).
10 — Grisar, Massé (Victor), Poise.
9 — Olapisson, Halévy.
8 — Bazin.
7 — Boieldieu, Boulanger (Ernest), Da-
layrac, Grétry.
6 — Gounod, Montfort.
5 — Deffès, Duprato, Gautier (Eugène),
Offenbach.
4 — Gevaert, Guiraud (Ernest), Hérold,
Maillart, Nicolo, Paladilhe, Potier (Henri), Reber.
3 — Bordèse, Oadaux, Oohen (Jales),
•David (Félicien), Delibes (Léo), de Flotow, de Lajarte, Limnander, Massenet, Méhul, Monpou, Thys.
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Bau
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2 ouvrages : Balfe, Bizet, Boieldîeu (Adrien),
Cressonnois, Doche, Donizetti, Duni, Girard, Maréchal (Henri), Meyerbeer, Monsigny, Moskowa (prince de la), Mozart, Pessard (Emile), Reyer (Ernest), Saint- Saëns.
1 — Alary.
1 — de Beauplan, de Bertha, Berton,
Besanzooi, Boilly, Boisselot, Bourges, Bousquet.
Oahen (Albert), Carafa, Oaspers, Oatel, Chabrier, Chaumet, Oherubini, Colet (Hippolyte), Conte, Ooquart (Arthur), Oosté, Oreste.
David (Samuel), Delahaye, Deslandres, Dubois (Théodore), Duprez, Dutacq.
D'Estribaud.
Fauconnier, Fétis.
Gabrielli, Gastinel, Gaveaux, Génîn, M™« de Grandval.
Héquet (Gustave), Hémery, Hue (Georges).
d'Indy (Vincent).
Joncières (Victorin), Josse.
Kastner (Georges), Kreutzer.
Labarre (Théodore), Lagarde, Leborne, Lecocq (Charles), Lefébure-Wély, Lenepveu, Leprévost, Lavello.
1 — de Massa, Mazas, Membrée, Missa.
1 — Nibelle.
1 — O'Kelly.
iA-
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1 ouvrages : Paër, Pascal, Pergolèse, PfeifFer
(Georges), Poisot (Charles), Poniatowski, Prévost (Eugène), Puget (Paul).
1 — Ritter (Théodore), Rossini, Rous-
seau (Samuel).
1 — de Saint-Julien, Salomon, Salvayre,
Semet.