MONTIS JORDANIS
MONTMORILLON, Vienne. — Dépendance d'Anray, cette maison existait dès 1220. Frère Monette la visita en 1288 ; le prieur assistait aux chapitres de 1312 et 1319 à Auray. Ses biens, qui montaient à 10.000 livres de revenu, furent possédés par Tordre de St. Lazare, et ensuite par les Augustins de la ville. L^hôpital de La Fauvette en dépendait. (P., p. 424 ; — Arch. nat.^ S. 4877-9.)
MONTMOROT, Jura. — Il y avait à M. un hôp. du Saint-Esprit dont Tadministration, confiée d^abord à des hospitaliers, passa, au XV' siècle, à des femmes. Il était connu, en 1456, sous le nom de maison de la converse (Rousset, Dict. des com. du Jura^ t. IV, p. 359). Sa dépendance de rOrdre dut être de courte durée, car les archives de Besançon sont muettes à son endroit.
MONTPELLIER. — Après ce que nous avons dit de cet hôpital dans le corps de Touvrage, il nous reste peu de choses à ajouter ici. Nous donnerons seulement la liste des recteurs connus, d'après une liste du XVII« siècle rectifiée à Taide de nos notes.
Gui de Montpellier, + 1209. — Frère Gui. — F. Aymond de Tarriau ( 1 2 1 7). — F. Guillaume de Chassb- NEY (1259). — F. Jean d'Allevon. — F. Ovide Charu- GNE (1293). — F. Guillaume Colombi, tint chapitre en 1345 [Diplom., II, p. 381). — F, LÉON DE Anticolis (1432).
DE L'ordre du saint-esprit j7J
— F. GuÉRiN Teler {1450). — F. DÉODAT Richard, institué par le grand maître en 1461. — F. Martin Carrière, institué par le grand maître en 1470 et confirmé en 1475 {Arch. rom.j lib. 20, f 184 ; lib. 24, f 55). — F. Jean d'Espagne, /d., en 1484 (lib. 3, r 4). — F. JeanClausel, avait recours au grand maître en 1494 (lib. 3, f ...). — F. Jean Bertrand, fît obédience par procureur, en 1499 (lib. rub.,r 158 v^). — F. Henri d'Estagne (?). — F. Jean C alvet, obtint en 1 5 1 5 la confirmation de confréries érigées et l'autorisation d'en établir de nouvelles (lib. C, f* 31), — F. Jean Calvet II, pourvu à Rome en 1 556. — F. Pierre DE Valence, 1566. — F. Jean Gastineau, 1580, prêtre d'Avignon, pourvu par bulles. — F. Barthélémy Bonnet 1598. — F. Jean Bonnet, 1598. — F. Jean-François Lelong. — Olivier de la Trau de la Terrade, 161 7- 1648. — Jean-Alexandre Désescures, i 656-1 667. (Voy. la liste des grands maîtres de Montpellier, Arch. nat.j M. 46 ; — voy. aussi la Table de l'ouvrage). — Montpellier possédait en 1225, d'après la bulle d'Honorius III, onze maisons : Millau, Clapier, Mèze, La Sauvetat, Bragayrac, Largentière, Troyes, Salmachutn Manvalem^ Hyères, Barcelonne ; — en 1404, d'après la sentence du cardinal de Lerida, vingt-trois, dont les précédents, plus Ste Marie Transtyberim et Ste Aga,the in Suburro^ Toulouse, Ste Foy, risle-en-Jourdain, Cintra, Bordeaux, Montvalent, St Gêniez, St Séver, Fontis-Jodone^ Auch, Confolens, Draguignan, de Pradiaco^ Auray. Diplom.^ II.
MONTVALENT, Tarn. — Hôp. dép. de Montauban (V.), cité dans les bulles de 1291 et 1372. En 1677, son revenu était de 400 livres (P., p. 438).
MOUTIERS(LES), Loire Inf. —Hôp. du Saint-Esprit, dont la confrérie était en plein exercice en 1623, La chapelle subsista jusqu'à la révolution (L. Maître, Assist. publique dans la Loire-Inf.^ chap. VI).
MURE D'ISÈRE (LA), Isère, — Conf, du Saint Esprit,
}7à FOUILLÉ DES HOPITAUX
citée en 1 349 (Du Cange, Glossarium^ v* Confrargaiufn).
. MUSSILACUM (?)— Hôp. dép. d'Auraycn 1288 (V.)
MUSSY-L'EVÊQUE, Côte-d'Or. — Maladrerie dép. de
Saulx (V.)
MU Y (LE), Var. — Confr. unie à St. Lazare, pois rendue aux confrères en 1696 (P., p. 442).
NAJAC, Aveyron. — Hôp.ou maladrerie dép. de Montauban ; réuni à l'hôpital de la ville après la désunion de St. Lazare (P., p. 423).
NANTES. — Hôp. cité dans la buUe d'Honorius lU de 1220, comme relevant d'Auray. Lorsque frère Monette le visita en 1289, 1^^ deux maladreries situées en dehors des murs lui appartenaient.
NARBONNE. — Hôp. chef de celui de Lodève (V.). Le 9 mars 1473, F. Martin Carrière, commandeur de Montpellier, fut nommé par le grand maître prieur de Narbonne, L'ordre de St. Lazare en jouit jusqu'en 1693, où il fut imi à Thôp. général de la ville (P., p. 442 ; — Arch. rotn., lib. 19, f 268).
NAUSSARENS (?), diocèse de Lodève. — Hôp. dép. deMontauban(V.). Un arrêt du 12 octobre 1637 Tattribua à frère Pierre Bigot. Après sa désunion de St. Lazare, ses biens furent retenus par des particuliers (P., p. 447 ; — Arch. nat.j M. 43).
NÉRAC, Lot-et-Garonne. — Hop. dép. de Millau (Bulle
NEUFCHATEAU, Vosges. — Il n'existe pas de notice imprimée sur Thôp. de N. Le résumé que nous donnons ici est tiré de l'Histoire inédite de M. l'Abbé Renard, ancien aumônier et des nombreux documents conservés aux archives de l'hôp. de Besançon.
On a vu déjà l'origine de cette maison. La majeurepartie de ses biens lui vint de la branche collatérale de la Maison de Lorraine, qui habitait le château de Coussey. Renaud de Coussey doQQa çn particulier la. terre de Beit)iéléva\ix (1240), vaste propriété comprenant une habitation et un
moulin, et dans laquelle on bâtit plus tard une chapelle. Les bâtiments deThôp., commencés en 1234, ne furent terminés qu'au bout de trente ans, comme en fait foi l'inscription suivante, gravée sur le tympan de l'ancienne porte : Anno* Domini- millesimo- ducentesimo- sexagesimo-
PRIMO- MENSE- MAII" FrATER* ROBERTUS* DE ROMA* FECIT* HOC- OPUS' FIERI- DE- ELEMOSINIS* DONORUMQUE- (sic) VIRORUM- EIUS- ANIMA- ANIME* BENEFACTORUM - HUIUS* DOMUS- SEMPITERNA* LETICIA- PERFRUANTUR* AmEN. —
Frère Robert, religieux de Rome, était donc alors recteur ; il mourut en 1277. Nous ne savons sur quelles preuves s'appuie l'auteur du ms. cité ci-dessus pour placer un premier maître avant lui. Quoiqu'il en soit, nous allons donner la liste de ses successeurs, en relatant les faits les plus importants de leur rectorat : F. Jean, qui vivait en 1289, reçut, l'année précédente, le visiteur JeanMonette, dont l'acte inscrit l'hôp. de N. parmi les possessions de Besançon. Nous constatons par là queN. ne se soumit pas à Besançon à l'occasion du secours qu'il en reçut, lors de la restauration dont nous allons parler, ainsi que le prétend le même auteur ; il est plus exact de dire que c'est à son titre de fondateur que Besançon dut sa suprématie et son droit de responsion de 6 florins d'or. — De 1314 à 1327, « les calamités publiques, la peste, la disette, les inondations, la guerre enfin, » ruinèrent l'hôpital. Le recteur de Besançon, frère Pierre de Lyon, y envoya successivement trois de ses religieux, les frères Pierre (1316), Etienne Blancherel (1327) et Etienne d'Arbois (1328- 1 33 1 ), qui réussirent à conjurer la ruine, grâce aux libéralités de messire Thomas, curé de Rouceux. — F.Réchier (1334). — F. Jean de St. Lieffroy (+ 1345). — F. Pierre Dupuis (1346-1351). — F.Jean deMarnay (1362-1389); en 1376, F. Barthélémy de St. Oyend, recteur de Besançon, procéda à la visite de l'hôp. : il reçut les plaintes du maître contre le sire de Bourlêmont, qui venait dé
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mettre aa pillage le domaiiie de Berdiélèvaiix et avait emporté jusqa aux lits de llioqnoe. — F. jEAlf HASGor (1389-1407). — F. Pierre DE Gokdrecourt (1408-1435). — F. Besançon Ramel (1435-1484). Celnnci avait à la fin comme coadjateur F. Jean Lefebvre (1484-1492), qm loi succéda. — F. Armand Tœrceun (1495}. — F. Jean de Trampot (1512-1529). — F. Nicolas Luzurier (1529- 1545). D'après unacte de visitede 1543, les biens de l*liAp. consistaient alors en 7 maisons louées à NeufdiAteau, 36fir. de revenus divers, 9 jours de v^^ne, 53 fauchées de pré, 222 jours de terres labourables, plus le domaine de Bertlièlévaux et une ferme de 62 journaux à Noncourt. — F. Nicolas Pétremand (1545-1546)- — P- Antoine Barbol (1547- 1569). — F. Philippe Luzurier (i 569-1622), qui reçut le visiteur Melchior de la Vallée. — Nicolas Foes (1622-1627)9 étranger nommé par le grand maître et qui ne fit pas profession. — F. Jacques Thierry (1632-1649). — F. Georges-Charles Meusnier ( i 656- i 674) . Il employa ses biens propres à la restauration des bâtiments ruinés par la guerre de Trente ans et obtint de Tévèque de Toul la réorganisation de la confrérie dans toutes les paroisses où elle avait existé. En 1674, il dut abandonner la maison aux chevaliers de St. Lazare. — Réunion à St. Lazare ( 1 674- 1694). — F. Adrien Bullet (1694-1734). La restauration entreprise par F. Meusnier avait été fort compromise par un abandon de vingt ans; frère Bullet^ envoyé de Besançon, fut obligé de loger dans la ville, pendant qu'il dirigeait les travaux. Son zèle vint à bout de l'entreprise. — F. François Bullet, administrateur (i 735-1 738). — F. Mathieu Guillemin (i 739-1 760). Après lui, Besançon manquant de sujets, délégua M. Tabbé Prévost, et lorsque les sœurs passèrent sous la juridiction deTévèque de Toul, il leur continua ses soins comme aumônier. — Sœur Elisabeth Bullet. première supérieure (+ 1769). — S. Marthe Vaulcherot de Schombourg, née à Poligny
(+ 1777)- — S. AuGUSTiNE Varenne (+ 1792), vit son hôp. dévoré par un terrible incendie. — S. Justine Vive- NOT {+ 1805), traversa les rudes épreuves de la révolution sans quitter Thôp. — S. Anastasie Laurent (+ 1830). — S. Justine Pernot, + 1867, établit la communauté dans sa maison paternelle, à Ronceux. — S. Louise Mauljean, 1855. — S. Anastasie Mougin, 1861. — S. Pauline Sandre, 1875. — S. St. Augustin Beurnêl, 1881. (Voy. le dernier chapitre).
NIMES, Gard. — Prieuré hospitalier, chef de Besouce, S. Gervais et Bellegarde (V.); il possédait aussi une chapelle dans Véglise cathédrale. Cité dans la bulle de 1372. Il était situé dans l'espace compris entre la Maison Carrée et la Bouquerie, près de la porte du Saint-Esprit (L'Abbé Azaïs, La charité à Nîmes ^ Mém. de l'Acad. du Gard,
NINII ? — Confrérie dép. de Fréjus (V.).
NOVOSO [De) ?— Hôp. cité en 1312.
OLINO SEU DOLON{De) ? — Hôp. dép. d'Angoulême (V.).
OLLIERS, Var. — Hôp. dép. de Marseille (V. ; Arch. nat.^ S. 4812).
ORANGE, Vaucluse. — Hôp. mentionné pour la première fois dans la bulle de Nicolas IV en 1291. En 1438, le maître de Besançon y nommait un recteur, en qualité de vicaire général. F. Latinus de Castro S. Elia en était pourvu le 10 février 1472, et Charles de Pomayrol en 1532 {Arch. hôp. de Besançon^ chap II, n'*2 ; — Arch. rom.j lib. 19, f 168, lib. 36, f 24).
ORGELET, Jura. — On ignore l'époque de la première fondation d'Orgelet. Jean de Chalon-Auxerre I le fit rebâtir de nouvel en Thonneur de N. Dame. Au mois d'août 1292, il lui donna, pour assurer la rente de 30 livres estevenantes dont il l'avait doté, les deniers à Dieu perçus ^ Orgelet et Annthod les jours de foires et de marchés,