‹ Histoire de l'Ordre Hospitalier du Saint-EspritChapitre 99 sur 125 · TUA · texte numérisé non relu

TUA

de Bffiinan à

Loog^eanx, une ficraie qm

aux Tojageim et aux «aladr» des l or a litrs

gueoiii. seigneur de Châtilkm-Giijoae, fnrMa , le 23

▼ier 1503^ i cette maisoiHDieiiY des droits

ses bois et ses pâturages. Une charte de farcheféqpe de

Besançon (1336) en £a¥ear de Poligny, cite rhop. des Loo-

geanx {éU Langa aqua). Llio^taUté ayant cessé dès la

première moitié dn XV* siède, les Inens firent retonr à

Besançon (A. Castan, Notice^ II, p. 206).

LONGUE, JL-et-Loire. — Hdp. dép. ^Angers {ArctL nat., a. 45).

LONS-L&SAUNIER, Jura. — Vers la fin dn Xm* siècle, il existait dans cette ville un hôp. dn Saint-Eqnit ; il était situé à l'entrée dn faubourg de S. Désiré et sa chapelle était dédiée à la T. S. Trinité, comme les ^lises de TOrdre. Il est probable que cet établissement secoua de très bonne heure le joug de Tobéissance, car, dès le XIV* siècle, la nomination des recteurs appartenait aux échevins. On connaît plusieurs de ces recteurs en ce siècle et au suivant : aucun d'eux ne parait avoir été religieux du Saint-Esprit ( Voy . B. Prost, Not. sur trois dalles funéraires franccomtoises^ Mém. delà Soc. d'Emul. du Jura, 1875, p. 375). En Tabsence des archives, détruites dans Tincendie de la ville, en 1536 (Rousset, Dict. des communes du Jura^ III, p. 623), il est impossible d'éclaircir Thistoire de cette maison ; néanmoins son titre seul et sa dédicace prouvent suffisamment qu'elle a appartenu primitivement à Tordre du Saint-Esprit.

LOCI MARORICI (?), diocèse d'Auch. -• Hôp. {Cat. rom.).

LUC (Le), Avejrron. — Confr. dép. de Draguignan (V.). Ses biens étaient, en 1683, aux mains des Trinitaires, qui le^ conservèrent, moyennant une pqnsion de f>o livres à St. Lazare. (P., p, 428).

DE L'OUDRB du SAiKT-eSPRiT 369

LUZ-EN-BARÈGE ou Lui^-SUSauveur^ Htes-Pyrénées. — Hôp. dép. de Besançon, en 1288 (V.).

LUZINAY, Isère. — Confr. dép. de Vienne (V.). Elle fut absorbée par Tordre de St. Lazare, puis rendue aux confrères, en 1696 (P., p. 442).

LYON. — Nous avons établi dans l'ouvrage (p. 182), que rhôp. du pont du Rhône, aujourd'hui le grand Hôtel- Dieu de Lyon, appartint, au moins pendant quelque ten^ps^ à Tordre du Saint-Esprit, puis à la confrérie, devenue indépendante au XIV' siècle. Nous ne ferons pas ici Thistoire de cet établissement, après sa séparation deTOrdre. Disons seulement que les consuls, ayant réparé les bâtiments en 147S» y placèrent,- en 1502, des filles publiques, converties par un prédicateur, et leur en confièrent le service. Elles y soignaient vingt-cinq enfants trouvés en 1516, et en 1526, neuf enfants au berceau, ainsi que plusieurs grands garçons et grandes filles. Cette assistance des enfants était sans doute un souvenir de Tancien hôpital du Saint-Esprit (Voy. Guigue, Notre-Dame de Lyon ; — Dagier, Hist. chronol. de rhôp. général et Grand HôteUDieu de Lyon^ Il 73, etc.)

MACHECOUL, Loire-Inf. — Hôp. et confr. du Saint- Esprit, très anciens (L. Maître, Assistance publ. dans la Loire-Inf.^ chap. VI).

MAGDELEINE (La), Charente. — Hôp. dép. d'Angers {Arch. nat.j M. 45).

MANCIET, Gers. — Hôp. de St. Jacques de TEpée, puis dépendance d'Auray, cité en 1220 dans la bulle d'Honorius III et dans la Visite de 1288. Le jour de S. Eloi 1318, frère André Kerni, recteur de M., solda son cens annuel de 3 livres tournois au recteur d'Auray {Diplom.y II, 379). Cependant, en 141 1, le maître de Montpellier y nommait un recteur (Ar^A. na/., S. 4817). En 1768, la commanderie de Manciet était possédée par Jean-Jacques de Mesmes, seigneur de Patience, grand sénéchal de Marsan (B<>n de

Caaaa. Leucaumcq. Bessmmt, T^râre ê€ S. Jmeqma ࣠VEpie d4MS Us Landes. iêj2\

XARCIAC, Gen.— Hap.iieii.de OersoBt T.v.Cisé dan» la haSltâe 1372, £a ij^- lesdesxliôpudeJI. réunis^; le23JaiiTierdecettea]iiiée«G. d'Abfaafie :» jodks une rente de S L 6 s. S den. pcnr aoqnt de la mmàé d'une flomine de 200 Ihrres léguée à fkâp. dm St- ËKprit par M' Jean Desoombes (Arck. mst., S. 4^7. Rcg^ f $;. Ce dernier fat uni à St. Lazare, pois à IHôp. général d'Aodi ^P.. p. 421).

MARSEILLE. — Cet hdpital doit sa fondation à la confrérie, qui s'était établie dans la ville dans ce bot. Les confrères achetèrent, an commencement de Tannée 11 88, de Tabbaje de Saint-Sanveor, une maison dans laquelle furent reçus les pauvres, les malades et les en£uits abandonnés. La maison ajrant été reconnue insuffisante, un des confrères, nommé Hospinel, donna, à la fin de la même année, un terrain contigu, sur lequel on éleva un nouveau bâtiment. Les frères du Saint-Esprit de Montpellier furent alors appelés pour desservir la nouvelle fondation ; mais la confrérie, et par son moyen bientôt les consuls, qui en faisaient partie, prirent la direction matérielle, tout en laissant les recteurs maîtres de leur communauté.

Le personnel de la maison se composait, en 1306, de douze frères, six sœurs et sept subalternes ; frères et sœurs portaient le costume de l'Ordre avec la doublecroix. Frère Jean Monette fit la visite de Thôp. en 1288 ; à cette date, le recteur avait la prééminence sur les maisons du Bausset, du Castellet, de Clairac, La Penne, Signes, auxquelles il faut ajouter celles de S. Gêniez aux Martigues, d'Aubagne et trois hôtelleries ou refuges dans ses domaines ; en outre, des confréries très florissantes étaient établies à Cassis, Flessans, Cuges, La Cadière, OUiers, S. Maximin et dans toute la région. On connaît quelques recteurs : Frère Pierre Serena (1296), F. Jean (1306), F. Lombard

DE l'ordre du saint-esprit 37I

(131 1). Le recteur de M. assistait aux chapitres généraux d'Auray, en 1308 et 1319 {Diplotn.^ II, p. 377» 379)-

Les efforts des chevaliers de St. Lazare furent impuissants à en obtenir la cession. C'est aujourd'hui THôtel-Dieu de la ville (P., p. 426 ; Mortreuil, Vhôp, du S. Esprit de M.; — Fabre, Hop. de Marseille, 1854).

MARTEL (Z)^ Mar telle, Mar ter elle, Marterelle), Lot. — Hôp. dép. d'Agen (V.) ; cité dans les bulles de 1291,

MARTIGUES, (5.G^n/Vf-a«x-), B.-du-Rhône. — Hôp. dép. de Marseille. Hugues des Baux, vicomte de Marseille, le prit sous sa protection, le 14 janvier 121 1 ; l'année suivante, l'évèque d'Aix accorda cinq jours d'indulgences et celui de Marseille trois cents jours aux bienfaiteurs de l'hôpital et du pont (Fabre, Hôp. de Marseille, ch. II).

MAR VILLE, Meuse. — Hôp. cité comme dép. de Toul, dans la Visite de 1288. En 1413, Waultrin Bertrand d'Arrancy le releva complètement, et le remit dans la dépendance de Toul en 1419 (Voy. p. 223). Le dernier commandeur, F. SCHMITZ, fut assigné par les chevaliers de St. Lazare, et un arrêt de 1688 l'obligea à se désister de sa charge. Les Prêtres de la Mission revendiquèrent l'hôp. en 1715, en même temps que l'ordre du Saint-Esprit, comme membre de Toul ; mais la ville qui, aprèsl'édit de désunion, l'avait annexé à un autre hôpital, obtint la réunion définitive des deux maisons (P., p. 420 ; — l'abbé Clouet, Hist. de Verdun, III, p. 621-626 ; — L. Germain, Inscr. d'autel du XV* siècle à Marville, Journ. de la Soc. d'Archéol. Lorraine, février 1884).

MAUBOURGUET, Htes-Pyrénées. — Hôp. dép. de Millau, cité dans la Visite de 1288 et les bulles de Clément VI (1343) et Grégoire XI (1372). Il appartenait primitivement à l'ordre de St. Jacques. Uni à St. Lazare, il fut rendu à l'ordre du Saint-Esprit, qui en jouissait en 1743 [Arch. nat., S. 4907, 4908 ; — P., p. 423).

J72 ROUILLi DES HOmkUX

MAYENNE {Mcyne-la-Joye, Mayenne-la-Jukéé). — Hôp. assez important en 1 288 ; déjà cité dans la bulle d^onorius III (1220) comme une dépendance d^Aoray. Le recteur de M. était présent aux chapitres d'Auray, tenus en 1308, 1315, 1319 ; en 1315, il se nommait Robert de Ct- PRIANO et recevait quittance de son tribut annuel de 15 livres tournois. {Diplotn.j II, 378.) Frère Robert le Breton en fut pourvu en 1545. [Arch. rom.^ lib. K, £* 142.) L'ordre de St. Lazare ne put s'en emparer et la ville continua à l'administrer : le service était fait alors par de pieuses filles, sous la direction d'un chapelain {Arch. nat., ^. 4913 ; — P., p. 422.)

MAZAUGUES, Var. — Le testament de Florent de Castellane (1398) contenait un legs de 40 sous à la confrérie du S. Esprit (Du Cange, Glossarium, v* Confraria.)

MÉRANNES, Gers. — Hôp. dép. d'Angers {Arch. nat. M. 45.)

MERRO [De) (?) — Hôp. dép. de Millau (V.).

METZ. — Hôp. fondé vers 1390 par Jean Voley, de Choyé, religieux de Besançon, qui s'obligea, lui et ses successeurs, à assister chaque année au chapitre de la maisonmère et à lui acquitter un tribut de 3 florins. Ruiné plusieurs fois par les guerres, notamment par le siège de 1552, il demeura inhabité et finalement, à la suite de ce dernier siège, le commandeur de Besançon en loua les bâtiments pour 99 ans à l'administration de l'artillerie française, avec une grange qui en dépendait. Dès lors, le titre de recteur de Metz fut cumulé avec ceux de Neufchâteau ou de Vaucouleurs {Arch, hôp. de Besançon^ chap. I, n* 7.)

MÈZE [Mesols^ Mesolsium, MesoulSy de Mesolono)^ Hérault. — Très ancienne maison, dépendante de Montpellier et citée dans la seconde bulle d'innocent III (i 198). F. Pierre Mathieu Hugon, recteur, fit un bail à rente de la métairie de Singaran, territoire de Mèze, en 1330. On connaît d'autres recteurs : les frères Pierre Bertin

DE L ORDRE DU SAINT-ESPRIT jJJ

(28 mai 1334) ; Dominique Richard (1390) ; Georges de Ferrières (6 mars 1400) ; Bastin Pépin (1438) ; Jean SoQUiER (1480) ; Raymond de Agrano, nommé par le commandeur de Montpellier en 15 19 ; Antoine Crussol (1530) ; Jean Jeoffre (1542). — Le revenu était considé* rable avant les guerres de religion ; Tordre de St. Lazare en jouit ; mais ils furent rendus en 17 19 {Arch. nat.^ S. 4812; P., p. 415).

MILLAU {AtnillaUj Milialdi^ Millati)^ Aveyron. — Un des premiers hôpitaux de l'Ordre, cité dans-la seconde bulle d'Innocent III (1198) et toutes les suivantes. Le 19 décembre 1262 (vx st.), le recteur était « fraire Beaudouy commandador de Thospital de Sant-Esprit de Millaut. » £n 1288, huit hôpitaux relevaient de ce beau prieuré, qui dépendait lui-même d'Auray ; c'étaient Barran, Carcassonne, Maubourguet, Merro^ Narbonne, Nérac, Rodez, Aurillac (V.). L'hospitalité n'y étant plus exercée, probablement depuis les guerres de religion, l'ordre de St. Lazare l'occupa, et après la désunion, les particuliers à qui les biens avaient été assencés les conservèrent (P., p. 425 ; — Arch. nat., S. 4915). Il est possible qu'un hôp. ait aussi existé à Milhaud (Gard) ; mais les documents ne nous permettent pas de le distinguer du précédent.

MONNET-LE-CHATEAU, Jura. — Hôp. fondé par Jean I de Chalon-Auxerre, en 1301 ou peu après (Voy. p. 221). Il relevait de Besançon et ne fut jamais bien considérable. Bâti en dehors des murs, sur le bord du bief Martin, il disparut en 1479, lors de la ruine du bourg par les troupes de Louis XI (Rousset, Dict. des communes du Jura, t. IV, p. 315.)

MONTAIGU (?) De Monte acuto.— Maladrerie dép. de Steffansfeldt (V.).

MONTAUBAN. — Prieuré magistral dont relevaient les maisons de Montvalent, Najac et Naussarens (V.). Cité dans la bulle de Grégoire XI (1372).

174 POCllli DES BOTTTACX

MONTE JUXTA FLUVIUM ;ZV^ ? Hôp. ilép. de Bcnxieaux (V.*, Bulle de 1372.

MOXTFERRAT. Var. — Hôp. dép. de Fr^Qs (V.

MONTFLEUR, Jura. — Hdp. fondé vers 1360 par Hogard de Ville et dép. de Besançon. En 1518. Jean Lhnet, prêtre du même lieu, fonda une messe basseàoélâirer cdiaqoe samedi dans la chapelle de lliApitalf par les Cunilîers de Téglise paroissiale. La confrérie faisait ses exercices dans cette chapelle (Rousset. Dict. des communes du Jura, t. IV, p. 293.)

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