CHAPITRE II
u moment de pénétrer au cœur de notre sujet, une question se présente, qui intéresse au plus haut point la gloire de Gui de Montpellier. Jusqu'ici nous lui avons décerné le beau titre de fondateur d'un ordre nouveau. Cependant des historiens lui ont refusé cet honneur. Les uns ont attribué à Tordre du Saint-Esprit une origine beaucoup plus reculée ; d'autres, en déniant à Gui la composition de la règle suivie par son ordre, ou même en faisant de cet ordre un simple rameau de l'ordre de saint Augustin, sont arrivés à lui ravir indirectement sa qualité de véritable fondateur. C'est à rétablir la vérité du sentiment commun que nous allons consacrer les premières pages de ce chapitre '.
* L*ouvrBge de Pierre Saulnier : D: capitt Saeri ordinis Sancti SpirituSt renferme une remarquable dissertation sur ce sujet (Cap. VIIl, Argum. VII, p. 90) : Mgr Paulinier l*a prise avec raison pour guide et s'est contenté le plus souvent de la traduire, fort élégamment du reste ; nous suivrons les deux historiens, en renvoyant à leurs ouvrages le lecteur désireux de détails plus circonstanciés .