‹ Histoire de l'Ordre Hospitalier du Saint-EspritChapitre 24 sur 125 · HIÉRARCHIE DE L*ORDRE 7I · texte numérisé non relu

HIÉRARCHIE DE L*ORDRE 7I

de Dieu et Tutilité de cette maison, pour le soulagement des pauvres et des malades, auxquels, avec Taide de Dieu, je consacrerai toute ma sollicitude, m'efforçant de la faire partager à tous mes frères. Je n'emploierai jamais les aumônes et les revenus de Thôpital à d'autres usages qu'à ceux auxquels ils sont particulièrement destinés, savoir : le soutien des pauvres, des malades, des étrangers et de la famille; je ne détournerai rien en fraude pour le distribuer à d'autres maisons ou à d'autres personnes. Je n'aliénerai non plus, sous aucun prétexte, les possessions ou les titres dudit hôpital, sans avoir consulté le souverain pontife, à qui je serai obéissant et fidèle en toute chose. Et qu'ainsi Dieu et les saints Evangiles me soient en aide.. Amen \ »

Le grand maître n'était pas nécessairement un ecclésiastique ; et, en fait, pendant les deux premiers siècles, il fut choisi le plus souvent parmi les simples frères. Dans ce cas, la présidence des fonctions sacrées revenait au prieur, et la correction des clercs, au cardinal protecteur, à moins que celui-qi n'eût délégué sa juridiction à l'un des membres de la communauté ^

L'administration temporelle de l'Ordre incombait toute entière au grand maître. Il présidait les assemblées capitulaires des quatre-temps et le chapitre général de la Pentecôte ; il admettait les postulants, recevait les novices et les profès, en laissant au prieur le soin de réciter les formules liturgiques ; il distribuait les diverses fonctions, sur l'avis du chapitre, et déposait ceux qui s'étaient rendus indignes de sa confiance ^

Un pouvoir aussi étendu, s'il n'avait eu un contrepoids, aurait pu facilement dégénérer en absolutisme et engendrer de nombreux abus. Le législateur trouva dans l'institution des chapitres généraux le tempérament nécessaire.

• Regiday c. LXXV.

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