‹ Histoire de l'Ordre Hospitalier du Saint-EspritChapitre 29 sur 125 · PERSONNEL DE L ORDRE CI · texte numérisé non relu

PERSONNEL DE L ORDRE CI

le premier à son époque, il eut la pensée féconde de faire appel au dévouement féminin, de restaurer, en lui rendant une existence canonique et officielle, Tantique institution des diaconesses de la primitive Eglise. Comprenant « la nécessité de l'intervention de la femme, pour donner à la charité sa toute puissance, il adjoignit donc aux frères du Saint-Esppt des religieuses chargées de donner des soins maternels aux pauvres, aux malades et aux petits enfants '. »

Nous verrons dans la suite de cette histoire comment ce concours, qui pouvait au XIII' siècle paraître secondaire, gagna peu à peu du terrain, par suite de la désertion des hommes, jusqu'à suppléer à peu près entièrement à leur intervention. Sous la puissante impulsion de saint Vincent de Paul, la transformation s'acheva et l'élément 'féminin devint Tunique ressource des hôpitaux et maisons de charité modernes. Si l'ordre du Saint-Esprit n'a pas péri entièrement au siècle dernier, c'est grâce aux sœurs ; aux sœurs aussi revient l'honneur d'avoir rallumé dans notre siècle la flamme divine de la charité, déposée dans leur ordre par Gui, son fondateur.

Les sœurs suivaient la même règle que les frères • ; elles étaient soumises au même régime disciplinaire ; le noviciat, la profession, les occupations, tout était réglé pour elles d'une manière identique. Chaque semaine elles tenaient chapitre à part, sous la présidence du recteur, assisté d'un prêtre et de deux frères '. Elles récitaient le grand office selon l'usage de l'Eglise romaine. Elles suivaient donc la règle des chanoinesses régulières, de même que les frères avaient emprunté leurs observances au grand ordre canonique ; et ainsi elles se rattachaient intimement aux diaconesses des hôpitaux de l'époque primitive du christianisme.

* Mgr Paulînier, p. 69.

* Régula, c. XCVII.

» Ibid., c. XXX.

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