‹ Histoire de l'Ordre Hospitalier du Saint-EspritChapitre 60 sur 125 · EN FRANCE AU XIIP SIÈCLE I7I · texte numérisé non relu

EN FRANCE AU XIIP SIÈCLE I7I

admirables que fit au XIII* siècle Tordre du Saint-Esprit . La matière est abondante, et noM$ devrons passer sous silence un grand nombre de fondations secondaires, pour ne nous occuper que des principales. Nous espérons du moins en dire assez pour convaincre nos lecteurs que notre ordre reçut une large part des bénédictions célestes qui, répandues alors par la Providence, produisirent tant et de si beaux fruits de vertu et de charité chrétiennes.

Nous avons parlé, en notre premier chapitre, de la pre mière floraison de l'Ordre.

Du vivant même de Gui, il avait produit de nombreux rejetons pleins de sève et de vigueur. En 1198, la maison de Montpellier avait déjà envoyé des essaims dans neuf villes voisines. Marseille, Tune des premières, s'était empressée de demander à Gui une colonie de ses enfants .

La confrérie s'y établit d'abord et fut accueillie avec une si grande faveur, qu'elle fut bientôt en état d'élever un hôpital. L'abbesse de Saint-Sauveur et le vicomte de Marseille aidèrent les bourgeois dans cette œuvre grandiose . Cette maison devint bientôt Tune des plus florissantes de l'Ordre et contribua puissamment à le répandre dans les provinces méridionales, en peuplant les maisons de Saint- Geniez aux Martigues (avant 1193), de l'Ile Saint-Etienne (Pomègue en Frioul), d'Aubagne, de Bausset, du Castelet, etc., ainsi que de nombreuses confréries *.

L'année même où Innocent III dotait l^i capitale de la chrétienté de l'hôpital de Sainte-Marie (1204), le duc de Bourgogne, Eudes III, lui demandait des frères du Saint- Esprit pour les mettre à la tète de celui qu'il venait de

* M. Mortreuil, auteur d'une notice sur l'hôpital de Marseille, dénie à Tordre du Saint-Esprit la possession de Thôpital de Marseille, en s*appuyant sur ce que les confrères qui l'ont fondé n'étaient pas religieux ; son erreur vient de ce qu'il a confondu, à la suite d'autres historiens, la confrérie du Saint-Esprit avec l'Ordre lui-même. Nous parlerons plus au long de cette erreur dans la notice consacrée à l'hôpital de Marseille.

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construire i Dijon, avec tme xomptoositA ^^pt^ de la pnis' sauce. Des agrandissements soccesHfs, dûs aax libéralité de ses sncoesseors et des particnlien, en firent on établissement considérable dans la suite. Les reKgieax paraîsaent j avoir été, dès Torigine, en assez graad aambn. car plnsieiirs essaims en sortirait bientAc *.

t^ig. 7. — HAp. du S«iiit-E$prit de Dijoa, an XV* Siècle, d'tpris D. Calmelet.

La première colonie de Dijon fat très-probablement la maison de Tonnerre. Cette maison fut fondée, selon les historiens locaux, par Eudes III lui-même, vers 1209, au faubourg Bourgberault *. On ignore les circonstances qui déterminèrent cet acte et les conditions dans lesquelles il fut accompli, car tous les anciens titres de cet établissement ont disparu. Cet hôpital vit plus tard son développement entravé par l'érection du célèbre Hôtel-Dieu des Fonte-

' HiHoire m* 4e CkipUal dt Dii«g, par )• frère Calmelet, clwp. I. ■ G. Jolivot, Etaitginirtax de Ifjf. fUekereha tar Catumbtie Jet kabitanlt de Tomterre. Auxerre, 1B76, p. 69.

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